
Allaitement maternel : une semaine pour dissiper les mythes et renforcer le soutien aux mères
À l’occasion de la Semaine mondiale de l’allaitement (1er-7 août), des voix d’Asie du Sud et du Sud-Est rappellent l’urgence de corriger les idées reçues et d’offrir un accompagnement concret aux mères allaitantes.
La scène se répète dans d’innombrables foyers : un nourrisson s’époumone, refuse le sein, tandis que la mère grimace de douleur, les mamelons crevassés. Au Bangladesh, un article du Prothom Alo décrit ce calvaire silencieux, où l’angoisse familiale pousse souvent à l’abandon précoce de l’allaitement au profit du lait en poudre.
Cette année encore, la Semaine mondiale de l’allaitement, du 1er au 7 août, entend rappeler que le lait maternel reste l’aliment optimal pour le nouveau-né, et que bien des difficultés peuvent être surmontées par une information adaptée. Le même article bangladais insiste sur l’importance de la « position et de l’attachement » : la tête du bébé calée au creux du coude, le corps tourné vers la mère, le menton touchant le sein, et une prise en main spécifique – quatre doigts en dessous, le pouce au-dessus – pour que l’aréole soit entièrement en bouche. Une technique simple qui prévient les crevasses et assure une tétée efficace.
Les idées reçues restent pourtant tenaces. Toujours selon le Prothom Alo, des proches, voire des médecins, interprètent les selles molles et fréquentes du nourrisson allaité comme une intolérance au lait maternel, et conseillent l’arrêt de l’allaitement. Or, cette fréquence – jusqu’à vingt-quatre fois par jour – est physiologique, liée à la richesse en lactose du lait humain, essentiel au développement cérébral. En Indonésie, la docteure Revina Tranggana, consultante en lactation, met en garde contre la précipitation à recourir aux compléments galactogènes : « La montée de lait survient généralement au bout de trois jours. Si rien ne vient, on peut alors envisager un booster, mais l’essentiel est de vider les seins toutes les deux à trois heures. » Faute de quoi, prévient-elle, le risque de mastite guette.
Ces conseils trouvent un écho particulier en Inde, où la part des nourrissons exclusivement allaités a chuté de 63,7 % à 55,8 % entre les deux dernières enquêtes nationales de santé familiale, rapporte The Hindu. Les auteurs d’une analyse publiée dans le quotidien pointent le manque de services de soutien, de la maternité au domicile en passant par le lieu de travail, ainsi que la hausse des césariennes, souvent associée à un retard de la première tétée. La création de banques de lait humain, comme celle décrite par la journaliste Ramya Kannan, offre une solution pour les nouveau-nés vulnérables, mais ne remplace pas l’accompagnement de proximité.
Au-delà des techniques et des politiques, c’est un geste ancestral que défendent les promoteurs de l’allaitement. Le Prothom Alo rappelle que, contrairement à l’usage qui consiste à isoler le bébé pour laisser la mère se reposer, l’allaitement réussi exige que l’enfant dorme dans la même pièce, dans le même lit, afin de téter à la demande. « C’est dans la chaleur du corps de sa mère que le bébé grandit », conclut l’article. Une image qui, en cette semaine de sensibilisation, résume à elle seule l’enjeu : faire de la proximité physique et de l’écoute des besoins du nourrisson la norme, et non l’exception.
| Presse indienne et sud-asiatique | −0.20 | neutral |
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| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.30 | aligned |
Les mères indiennes sont laissées seules ; la société et les familles ne soutiennent pas l'allaitement, les poussant vers des alternatives nuisibles.
En racontant des histoires de pressions familiales et de manque de soutien, on crée un sentiment de victimisation et on justifie le besoin d'interventions éducatives.
L'aspect positif et naturel de l'allaitement, comme solution simple et nutritive, est absent au profit d'un récit de difficultés et de manque de soutien.
Chaque mère peut résoudre les problèmes d'allaitement avec des aliments simples et naturels, sans besoin de médicaments ou d'interventions médicales.
En proposant une liste d'aliments spécifiques et bénéfiques, il offre une solution immédiate et accessible qui responsabilise les mères, contournant les complexités systémiques.
Les difficultés réelles telles que le manque de soutien professionnel ou les défis psychologiques que rencontrent de nombreuses mères ne sont pas abordées, se concentrant uniquement sur l'aspect nutritionnel.
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