
Trump menace l'Iran de représailles massives tout en évoquant un accord sur le détroit d'Ormuz
Le président américain a conditionné la réouverture du passage stratégique à un éventuel arrangement avec Téhéran, que des médiateurs régionaux tentent de finaliser sous la forme d'un mécanisme provisoire de 60 jours.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a alterné mardi menaces et ouvertures diplomatiques au sujet du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour le transit mondial d'hydrocarbures. Dans un entretien à la chaîne Fox News, il a affirmé que le passage serait rouvert « très bientôt », faute de quoi l'Iran subirait un « coup très dur », liant explicitement cette exigence au programme nucléaire iranien. S'exprimant devant la presse en Californie, M. Trump a ensuite évoqué la possibilité d'un accord dès mercredi ou jeudi, tout en se félicitant de discussions « très positives » et d'une « journée entière de négociations » avec Téhéran – des propos que la République islamique a immédiatement démentis, niant toute discussion directe avec Washington.
Selon des responsables régionaux cités par l'agence Associated Press et le site Axios, les pourparlers menés sous l'égide d'Oman et du Qatar porteraient sur un arrangement intérimaire de 60 jours. Celui-ci prévoirait que les navires entrant dans le golfe Persique empruntent une voie sous contrôle iranien, tandis que le trafic sortant passerait par les eaux omanaises, sans péage durant cette période transitoire. Des frais de service pourraient toutefois être instaurés pour la sécurité et la préservation de l'environnement marin. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a confirmé des « avancées » sans qu'un accord définitif soit conclu, tandis que le secrétaire au Trésor Scott Bessent a jugé possible un dénouement « aujourd'hui ou demain ». M. Trump a néanmoins rejeté l'idée de droits de passage, déclarant : « Je ne vais pas les laisser faire payer. »
L'hypothèse d'une réouverture a entraîné une détente des cours du brut, le baril de Brent reculant de 1,2 % mercredi matin. Pour autant, les attaques contre la navigation se poursuivent : les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont revendiqué un tir de missile contre un pétrolier saoudien en mer Rouge, tandis qu'un cargo a été touché par un projectile non identifié dans le détroit d'Ormuz et qu'un navire indien a sombré au large du Yémen. La fermeture de facto du détroit, par où transitait environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux, a provoqué une flambée des prix des carburants et des produits de base bien au-delà du Moyen-Orient.
Le conflit a débuté le 28 février par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran, suivies d'un cessez-le-feu en avril qui n'a pas mis fin aux hostilités. Un précédent accord de réouverture, conclu en juin, a échoué en raison de désaccords sur le contrôle du détroit. Téhéran, qui maintient un blocus de fait et exige une coordination préalable des passages, cherche à asseoir sa souveraineté sur cet axe stratégique, une perspective à laquelle Washington s'oppose catégoriquement. L'administration américaine, qui a écarté par le passé toute concession de ce type, poursuit parallèlement l'objectif de dénucléarisation du programme iranien, un processus qui, de l'aveu même de M. Trump, pourrait « prendre un certain temps ».
Les tractations se poursuivent dans un climat d'incertitude, M. Trump ayant indiqué que l'on saurait « dans les 48 heures » si un accord est possible. L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, s'est entretenu avec le président américain pour tenter de réduire les écarts. Selon des diplomates, l'Iran envisagerait en privé d'autoriser des pays européens à déminer le chenal central, une concession qui contredit sa position publique. L'issue des négociations reste suspendue à la capacité des médiateurs à concilier les exigences de souveraineté iraniennes et le refus américain de tout précédent qui confierait le contrôle d'une voie maritime internationale à un seul État.
| Presse latino-américaine | −0.40 | critical |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | +0.10 | neutral |
| Presse indienne et sud-asiatique | +0.20 | neutral |
Trump issues an ultimatum to Iran: a deal on the Strait of Hormuz within 48 hours or a military attack. Latin American press emphasizes the threat and tension, also reporting Tehran's denial, but the tone is alarm over a possible escalation.
A deal to reopen the Strait of Hormuz could be reached as early as Wednesday. The Atlantic press reports diplomatic progress between the US, Iran and Oman, with a neutral and factual tone, highlighting potential economic impacts and the end of the war.
The reopening of Hormuz is vital for the global economy. A timely deal would avoid an energy crisis.
By framing the issue in terms of economic and strategic regional impact, it legitimizes a pragmatic approach and calls for caution.
Élargis ton regard
La guerre au Proche-Orient propulse les bénéfices des majors pétrolières à des sommets
2 langues · 21 sources
Depuis TechnologyAprès presque dix ans d'attente, le Boeing 737 MAX 7 obtient sa certification
3 langues · 18 sources
Depuis Science & HealthL’épidémie d’Ebola en RDC s’emballe, la réponse internationale s’intensifie
6 langues · 15 sources