
Argentine : l’économie surprend par une contraction au deuxième trimestre, l’Indonésie sous les 5 %
Alors que les analystes tablaient sur une expansion, le PIB argentin aurait reculé jusqu’à 1 % au deuxième trimestre 2026, et la croissance indonésienne passerait sous la barre des 5 %, selon des instituts locaux.
L’économie argentine a surpris par un net repli au deuxième trimestre 2026. Cinq cabinets de conseil privés, dont Invecq, FMyA et Equilibra, anticipent une contraction désaisonnalisée du produit intérieur brut comprise entre 0,5 % et 1 % par rapport au trimestre précédent, après une expansion de 0,7 % au premier trimestre. Cette évolution contredit frontalement la prévision d’une hausse de 0,6 % qui figurait dans le Relevamiento de Expectativas de Mercado (REM) de juin. L’indicateur de consommation de la Chambre argentine du commerce a parallèlement reculé de 1 % en glissement annuel en juin, les secteurs de l’habillement, des transports et des loisirs enregistrant les baisses les plus marquées, malgré un ralentissement de l’inflation mensuelle à 1,9 %.
En Indonésie, deux instituts de recherche projettent un ralentissement comparable. Le Center of Reform on Economics (CORE) table sur une croissance annuelle de 4,8 % à 4,9 % au deuxième trimestre, contre 5,61 % au premier, tandis que le LPEM FEB UI l’estime à 4,80 %. Les deux organisations pointent la dépréciation de la roupie, qui a franchi le seuil de 18 000 pour un dollar, la hausse des prix de l’énergie et la contraction de l’indice manufacturier à 46,9 en juin. La confiance des consommateurs s’est érodée tout au long du trimestre, et la balance commerciale est devenue déficitaire en mai sous l’effet d’une flambée des importations d’hydrocarbures. Le gouvernement, par la voix du ministre coordinateur Airlangga Hartarto, maintient néanmoins une prévision supérieure à 5 %, misant sur l’investissement et les incitations publiques.
Ces trajectoires contrastent avec les révisions à la hausse opérées en Italie et au Mexique. L’Ufficio parlamentare di bilancio italien a relevé sa prévision de croissance pour 2026 à 0,9 %, soit quatre dixièmes de plus qu’en avril, grâce au dynamisme des investissements financés par le Pnrr et à un rebond des exportations, bien que ce dernier soit jugé tributaire de facteurs temporaires. Au Mexique, l’enquête mensuelle de la Banque du Mexique auprès des analystes privés a porté l’estimation de croissance à 1,2 % pour 2026, après un rebond trimestriel de 1,5 % au deuxième trimestre, mais les économistes interrogés soulignent le caractère transitoire de ce sursaut et les risques liés à la renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain.
Un dénominateur commun émerge toutefois : la fragilité de la demande intérieure. En Argentine, le revenu disponible réel continue de se contracter et l’emploi formel de qualité s’érode au profit de postes précaires. En Indonésie, la consommation des ménages est qualifiée de « déprimée » par le CORE, tandis que la hausse du prix du carburant Pertamax grève le pouvoir d’achat. En Italie, l’Upb note que les dépenses des familles restent « empreintes de prudence » et que les revenus réels ont recommencé à baisser. Partout, les tensions au Moyen-Orient alimentent la hausse des coûts de l’énergie et du fret, renchérissant les importations et limitant la contribution du commerce extérieur à la croissance.
La prochaine échéance factuelle sera la publication, le 17 septembre, des chiffres officiels du PIB argentin pour le deuxième trimestre par l’Indec, qui confirmera ou infirmera l’ampleur de la contraction anticipée par les consultants.
| Presse latino-américaine | −0.40 | critical |
|---|---|---|
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.20 | neutral |
| Presse européenne continentale | +0.10 | neutral |
L'Amérique latine enregistre des signaux mitigés : l'Argentine coule, le Mexique tient bon, mais la consommation des ménages est fragile partout.
Le récit alterne les données positives et négatives pour suggérer que la région manque de direction claire, appelant à la prudence.
Les documents omettent le contexte mondial de chocs externes et de refroidissement, se concentrant plutôt sur la consommation intérieure et l'inflation.
L'Indonésie regarde avec scepticisme les estimations officielles : les think tanks indépendants voient une croissance inférieure à 5 % et doutent des perspectives de reprise.
Le récit s'appuie sur l'autorité d'experts indépendants pour contrer l'optimisme gouvernemental, présentant un contre-récit technique basé sur des indicateurs concrets.
Les analyses omettent le coup de pouce potentiel des investissements publics et des incitations, se concentrant uniquement sur les risques de baisse.
L'Italie constate une croissance légèrement supérieure aux attentes, mais met en garde contre la fragilité de la consommation et des revenus réels, s'appuyant sur les investissements et les exportations pour soutenir le PIB.
Le récit adopte une structure « oui, mais » : il reconnaît les données positives de croissance, mais les tempère immédiatement avec les faiblesses structurelles, équilibrant optimisme et prudence.
Les documents italiens omettent la question de la dette publique élevée, qui pourrait limiter la durabilité de la croissance future, contrairement aux analyses latino-américaines qui la mentionnent.
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