
Athlétisme : la mondialisation en marche au Golden Gala de Rome
Le Mexicain Erik Portillo devient le premier homme de son pays médaillé en Ligue de Diamant, tandis que Noah Lyles domine le 100 mètres et que la Suisse Angelica Moser confirme sa régularité.
La soirée romaine du Golden Gala, quatrième étape de la Ligue de Diamant 2026, a mis en lumière l’irrésistible mondialisation de l’athlétisme, loin des traditionnels duels entre grandes puissances. C’est un Mexicain, Erik Portillo, qui a créé la sensation en décrochant l’argent au saut en hauteur avec 2,23 m, devenant le premier représentant masculin de son pays à monter sur un podium de la Ligue de Diamant – un exploit salué avec ferveur par la presse latino-américaine, qui rappelle que la dernière médaille mexicaine remontait à Laura Galván en 2023. L’Italien Matteo Sioli, porté par le public du Stadio Olimpico, s’est imposé avec 2,26 m, tandis que le Jamaïcain Romaine Beckford complétait le podium.
Derrière ce coup d’éclat, la hiérarchie des sprints a parlé. Noah Lyles, quadruple champion du monde du 200 m, a écrasé le 100 m en 9,88 secondes, reléguant le Camerounais Emmanuel Eseme (9,94) et le Botswanais Letsile Tebogo (9,95) à distance respectable. L’Américain a affiché une confiance inébranlable, déclarant vouloir « gagner partout » en cette année sans grands championnats, pendant que l’Italien Marcell Jacobs, champion olympique en titre, terminait cinquième (9,99) sous les yeux d’une foule déçue. Cette dispersion des origines – Amérique du Nord, Afrique, Caraïbes – confirme la fin de l’hégémonie historique de quelques nations.
Du côté européen, les performances ont également illustré une concurrence sans frontières. La Suissesse Angelica Moser a pris la troisième place du saut à la perche avec un meilleur saut de la saison à 4,80 m, devancée seulement au nombre d’essais par la Britannique Molly Caudery et l’Australienne Nina Kennedy – un podium intégralement anglais-ceinture. Les médias helvétiques soulignent la régularité de Moser, déjà sur le podium à Rabat. Enfin, en 110 m haies, l’Américain Trey Cunningham a écrasé le record du meeting en 12,98 secondes, reléguant le Suisse Jason Joseph au sixième rang.
Cette étape romaine, analysée à travers le prisme de plusieurs régions du monde, démontre que la Ligue de Diamant est devenue un véritable miroir de la géopolitique sportive. La percée mexicaine, l’émergence africaine, la solidité océanienne et la diversité des podiums racontent un nouvel ordre où les « petites » nations de l’athlétisme rivalisent avec les puissances établies. En l’absence de Mondiaux en 2026, chaque meeting redessine les cartes, et Rome aura été un laboratoire de cette redistribution des cartes.
| Presse européenne continentale | +0.35 | aligned |
|---|---|---|
| Presse africaine subsaharienne | −0.15 | neutral |
Marcell Jacobs repasse sous les 10 secondes au Golden Gala de Rome, terminant cinquième en 9,99. La victoire revient à l’Américain Noah Lyles en 9,88, mais pour l’Italien, c’est le signe de renaissance après deux années difficiles. La soirée a également offert des succès italiens au poids et en hauteur, confirmant une bonne performance d’ensemble.
Ferdinand Omanyala termine huitième du 100 m de Rome en 10,11, promettant d’encaisser le choc et de continuer à se battre. Un record national pour le Camerounais Emmanuel Eseme et un podium pour le Botswanais Letsile Tebogo éclairent la perspective africaine, malgré une soirée difficile pour le sprinteur kenyan.
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