
Au Texas, la victoire de Ken Paxton conforte l’emprise de Trump sur le Parti républicain
Le procureur général ultraconservateur a balayé le sénateur sortant John Cornyn lors de la primaire républicaine, avec le soutien tardif de Donald Trump, ouvrant une course incertaine face au démocrate James Talarico.
Le 26 mai, le procureur général du Texas, Ken Paxton, a infligé une défaite cinglante au sénateur républicain sortant John Cornyn, dont la carrière de près d’un quart de siècle s’achève sur un camouflet. Porté par un soutien de dernière minute de Donald Trump, Paxton a recueilli près de 64 % des voix lors du second tour des primaires, illustrant la mainmise de l’ancien président sur un électorat conservateur que les querelles internes n’ont pas rebuté. La presse nord-américaine souligne que ce scrutin, suivi avec attention des deux côtés de l’Atlantique, dépasse le cadre local : il oppose désormais Paxton, figure controversée accumulant les accusations de corruption, au jeune représentant démocrate James Talarico, dont le parti voit là une occasion inespérée de faire basculer un État ancré à droite depuis trois décennies.
Du point de vue des commentateurs étasuniens, l’investiture de Paxton a ravivé les espoirs démocrates. Les enquêtes d’opinion montrent un écart réduit entre les deux candidats, dans un contexte de grogne face à la hausse des prix de l’essence et au coût de la vie. M. Talarico, pourfendeur de la « corruption » de son adversaire, a reconnu que certaines de ses déclarations passées sur les personnes transgenres « ont manqué la cible », tout en accusant le camp républicain d’utiliser ces extraits pour cacher son propre passif. De son côté, Donald Trump a raillé le démocrate en le comparant à Alfred E. Neuman, la mascotte du magazine MAD, promettant de faire campagne au Texas. Pourtant, les partisans de Paxton, attablés dans un hôtel de Plano autour de brisket et de nachos, affirmaient avant tout s’appuyer sur le bilan conservateur du procureur, bien plus que sur la bénédiction présidentielle.
Les médias latino-américains, notamment argentins, se sont focalisés sur la radicalisation du Parti républicain. Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a félicité Paxton en lui intimant de « détruire Talarico », une rhétorique martiale qui a traversé la presse en langue espagnole. La victoire du candidat ultraconservateur, aussitôt saluée par Trump sur son réseau Truth Social, est perçue comme une confirmation de son emprise sur le parti, au détriment des figures modérées.
En Europe, l’agence italienne AGI a mis en avant le caractère vindicatif de l’électorat républicain, Cornyn étant décrit comme la dernière victime d’une « vendetta » trumpiste. Les observateurs du Vieux Continent s’inquiètent de la polarisation accrue et des conséquences pour la coalition occidentale, alors que le chef de la majorité au Sénat, John Thune, voit pour la première fois deux sénateurs sortants battus durant un même cycle électoral. La primaire texane, loin d’être un simple baromètre local, annonce des élections de mi-mandat qui se joueront sous le signe d’un trumpisme toujours dominant.
L’automne dira si la dynamique démocrate peut briser une série noire : aucun candidat démocrate n’a remporté un poste à l’échelle de l’État depuis 1994, et le dernier sénateur élu sous cette étiquette au Texas remonte à 1988. Ken Paxton, fort de l’appui présidentiel mais lesté de casseroles judiciaires, devra convaincre au-delà de la base la plus loyale. En creux, ce scrutin testera la capacité des républicains à maintenir une majorité au Sénat que Trump, par sa stratégie d’élimination des modérés, met paradoxalement en péril.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.50 | critical |
| Presse européenne continentale | −0.40 | critical |
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
La victoire de Ken Paxton aux primaires, acquise grâce au soutien tardif de Trump, souligne l'emprise du président sur le GOP tout en introduisant un candidat entaché de scandales. Les démocrates y voient une opportunité dans ce bastion républicain, annonçant une course féroce et coûteuse. Ce résultat illustre à la fois la puissance de Trump et un risque pour le parti.
L'ultraconservateur Ken Paxton, soutenu par Trump, a écrasé le sénateur sortant, suscitant l'inquiétude face à la radicalisation croissante du Parti républicain. L'exhortation du gouverneur à 'détruire Talarico' dévoile une posture agressive que les observateurs latino-américains considèrent avec méfiance. Cette victoire consacre le triomphe du trumpisme et fait craindre une polarisation accrue.
La victoire de Paxton, entachée de scandales, est paradoxalement un cadeau pour les démocrates, qui croient désormais pouvoir concourir au Texas. La vendetta de Trump a fait une nouvelle victime dans l'establishment républicain, mais ce candidat pourrait être trop compromis pour conserver le siège. Les observateurs européens y voient un coup contre son camp qui transforme un siège sûr en champ de bataille.
Ken Paxton, porté par le soutien de dernière minute de Trump, a renversé le sénateur sortant John Cornyn lors de la primaire républicaine du Texas. Il affrontera le démocrate James Talarico, mais l'ancrage républicain de l'État, sans victoire démocrate à l'échelle de l'État depuis 1994, reste un obstacle redoutable. Ce résultat souligne l'influence continue de Trump sur les primaires républicaines.
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