
Avec « Petal », Ariana Grande ravive le débat sur le corps des femmes et l’ombre de Karen Carpenter
La sortie du clip de la chanteuse américaine a suscité une vague de commentaires sur sa minceur, entre inquiétude et body-shaming, tandis que l’artiste défend son travail et rappelle les dangers des diagnostics hâtifs.
Dans le clip de « Petal », dévoilé le 31 juillet, la caméra s’attarde sur la silhouette d’Ariana Grande, laissant apparaître la structure osseuse de son sternum et de sa cage thoracique. Ces images, extraites d’un film de près de sept minutes que la presse anglophone décrit comme un réquisitoire contre les mécanismes du jugement et de la célébrité, ont immédiatement enflammé les réseaux sociaux.
Face à la polémique, la chanteuse de 33 ans a choisi de célébrer le travail accompli. Sur Instagram, elle a partagé des photos des coulisses, affirmant « aimer cette vidéo de tout mon cœur » et exprimant une « gratitude profonde et infinie » envers ses collaborateurs. Une manière de recentrer l’attention sur la création, alors que l’actrice Jameela Jamil l’accusait, elle, de « mourir » d’extrême maigreur et jugeait son équipe « totalement irresponsable ».
Ce n’est pas la première fois que l’interprète de « Petal » voit son corps commenté. Depuis 2023, elle demande au public d’éviter les spéculations sur sa santé. Pourtant, la sortie de l’album et de la tournée « Eternal Sunshine » a ravivé les discussions, au point que son entourage a annoncé une pause dans sa carrière, évoquant un « examen public incessant ». Ariana Grande a tenu à préciser qu’il ne s’agissait pas d’une décision réactive, mais d’un projet « planifié en silence depuis longtemps ».
Le débat a pris une dimension historique lorsque des internautes ont établi un parallèle avec Karen Carpenter, la voix de The Carpenters, décédée en 1983 à 32 ans des suites d’une anorexie mentale. La presse mexicaine rappelle que la chanteuse avait elle aussi vu son corps disséqué par le public et l’industrie musicale. Toutefois, les experts mettent en garde : poser un diagnostic sur la base de simples images est irresponsable. Ariana Grande a elle-même confié que son corps « le plus sain » aux yeux de beaucoup correspondait en réalité à une période difficile de sa vie.
En écho à ces tourments, la chanteuse a récemment aimé une publication de la psychothérapeute Terri Cole, qui affirmait : « Malheureusement, je peux confirmer que tout le monde n’aimera pas votre version la plus saine. » Un geste discret qui, plus que les déclarations, semble dire sa volonté de protéger sa paix intérieure, loin du vacarme des jugements. Dans « Petal », elle chantait déjà : « Je n’ai besoin de personne pour me sauver, je ne suis pas une victime. »
| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
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| Presse latino-américaine | −0.20 | neutral |
| Presse européenne continentale | −0.10 | neutral |
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