
Brésil : restitution record d'impôts, le Mexique et l'Iran sous tension fiscale
La campagne déclarative brésilienne s'achève ce 29 mai avec un lot de remboursement historique de 16 milliards de réals. Pendant ce temps, le Mexique voit ses recettes grignotées par l'inflation, et l'Iran affiche un déséquilibre de l'impôt entre secteurs.
Vendredi 29 mai, les contribuables brésiliens se pressent pour envoyer leur déclaration de revenus avant minuit. Selon les services fiscaux, près de 5,1 millions de personnes n'avaient pas encore obtempéré jeudi soir, sur un total attendu de 44 millions de déclarations. Pour accélérer la manœuvre, l'administration encourage le recours à la déclaration préremplie, qui intègre automatiquement les données de revenus, de déductions et de biens. En cas de retard, l'amende minimale s'élève à 165,74 réals, pouvant atteindre 20 % de l'impôt dû.
Ce même jour, le Trésor public verse le premier lot de restitution de l'impôt sur le revenu 2026 : un montant record de 16 milliards de réals, destiné à 8,75 millions de bénéficiaires. Cette somme représente 40 % du total des remboursements prévus cette année, et le prochain lot, fin juin, devrait atteindre un niveau similaire. La priorité est donnée aux contribuables ayant opté pour le paiement via Pix, le système de transfert instantané brésilien, symbole de la modernisation de l'administration fiscale.
Au Mexique, la dynamique est plus mitigée. Les recettes fiscales ont augmenté de 50,5 milliards de pesos au premier quadrimestre par rapport à l'année précédente, portées par les taxes sur la consommation (IVA) et les produits spéciaux (IEPS). Mais en termes réels, compte tenu de l'inflation, ces revenus accusent un recul de 1,6 %. Cette érosion révèle la vulnérabilité des finances publiques mexicaines face à la hausse des prix, contrastant avec l'efficacité numérique brésilienne.
En Iran, la répartition de la charge fiscale frappe par son asymétrie. Les salariés du secteur privé ont versé l'équivalent de près de 115 000 milliards de tomans d'impôt sur le revenu, soit plus du double de la contribution du secteur public. Si cette situation reflète en partie la prépondérance de l'emploi privé, elle souligne aussi le poids disproportionné supporté par les travailleurs hors de la sphère étatique, dans un pays où la pression fiscale demeure un sujet sensible.
En Suède, l'emploi affiche une légère croissance (+0,6 % sur un an en mars), ce qui consolide l'assiette fiscale d'un modèle social réputé pour ses prélèvements élevés. Ce tableau d'ensemble — entre records de restitution, pressions inflationnistes et disparités structurelles — rappelle que la fiscalité demeure un miroir des choix de société et des fragilités économiques de chaque nation.
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