
Tempête meurtrière au Chili : au moins dix morts et l'état de catastrophe décrété
Le gouvernement chilien a décrété l'état de catastrophe dans le nord du pays après des pluies diluviennes qui ont fait au moins dix morts et isolé plus de 100 000 personnes.
Le violent système frontal qui frappe le Chili depuis le 15 juillet a causé la mort d'au moins dix personnes, selon le dernier bilan officiel communiqué mardi par le sous-secrétaire de l'Intérieur, Máximo Pavez, et la directrice du Service national de prévention et de réponse aux catastrophes (Senapred), Alicia Cebrián. Quatre personnes sont portées disparues et dix-sept ont été blessées. Face à l'aggravation de la situation, le président José Antonio Kast a décrété l'état d'exception constitutionnelle de catastrophe pour l'ensemble de la région de Coquimbo et la province de Huasco, dans la région d'Atacama, mesure qui permet le déploiement de l'armée et la restriction de la circulation.
Les dégâts matériels sont considérables. Selon les bilans officiels, entre 2 281 et 2 422 personnes sont sinistrées, et plus de 100 000 se trouvent isolées en raison de routes coupées par les crues et les coulées de boue. Les autorités recensent entre 76 et 81 habitations totalement détruites, et plusieurs milliers endommagées. Quelque 138 000 foyers sont privés d'électricité, principalement dans les régions de Valparaíso et Coquimbo. L'armée a utilisé des tracteurs et des hélicoptères pour secourir des habitants bloqués sur les toits, notamment dans les zones rurales de Coquimbo.
L'impact économique est lourd, en particulier pour le secteur agricole. La Cámara Nacional de Comercio, Servicios y Turismo estime les pertes du commerce de détail entre 14,3 et 19 millions de dollars. Selon un rapport de la consultante Colliers, les dommages agricoles atteignent 400 millions de dollars, touchant des cultures de blé, d'avoine et d'orge, ainsi que des infrastructures d'irrigation. Toutefois, les précipitations ont aussi eu un effet bénéfique : les barrages de La Paloma, Cogotí et Puclaro, dans la région de Coquimbo, ont accumulé plus de 100 millions de mètres cubes d'eau, ce qui, selon Colliers, pourrait assurer l'approvisionnement en eau pour l'irrigation et la consommation humaine pendant deux à quatre ans.
Ce phénomène météorologique est exceptionnel pour les régions désertiques du nord du Chili, où les pluies intenses sont rares. Le gouverneur de Coquimbo, Cristóbal Juliá, a rappelé que la dernière fois que la région avait connu des précipitations aussi fortes remontait à 1997, mais que « cette fois, cela a largement dépassé ce qui s'était passé à l'époque ». Le système frontal, après avoir débuté dans le sud du pays, s'est déplacé vers le nord, frappant avec une violence inédite les régions d'Atacama et de Coquimbo. Le gouvernement a également décrété l'urgence agricole et sanitaire dans les zones les plus touchées.
| Presse latino-américaine | −0.10 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.40 | critical |
| Presse du Golfe arabe | +0.70 | aligned |
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