
Des avions américains opèrent depuis Israël contre l’Iran, affirme le ministre israélien de la Défense
Yoav Katz a en outre dénoncé le refus de Washington de laisser l’État hébreu cibler les infrastructures énergétiques iraniennes, redoutant une riposte qui pourrait embraser les marchés pétroliers.
Lors d’une conférence de presse retransmise mardi par la chaîne 14 israélienne, le ministre israélien de la Défense, Yoav Katz, a révélé que des avions de combat américains décollaient de bases en Israël pour mener des frappes contre l’Iran, tout en affirmant que Washington empêche Tsahal de viser les infrastructures énergétiques de Téhéran. « Nous souhaitons vivement attaquer, mais les États-Unis ne sont pas d’accord », a-t-il déclaré, précisant que la Maison-Blanche redoute des représailles iraniennes contre les États voisins, susceptibles de déclencher une crise pétrolière mondiale.
Selon M. Katz, cette divergence illustre des intérêts américains en Iran « qui dépassent ceux d’Israël ». Il a néanmoins averti que si l’État hébreu venait à être visé, il riposterait « de toutes ses forces », rappelant que son armée a déjà frappé l’Iran à deux reprises. Ces propos interviennent quelques heures avant une rencontre à Washington entre le président Donald Trump et le premier ministre Benyamin Nétanyahou, alors qu’un fragile cessez-le-feu tient depuis le vendredi précédent après treize nuits consécutives de bombardements américains.
L’Iran, qui n’a pas attaqué le territoire israélien lors de ce dernier cycle, est accusé par Katz de savoir que les appareils américains opèrent depuis Israël et d’épargner ce pays en conséquence. De son côté, Washington a mis en pause ses frappes pour laisser une chance à la diplomatie : M. Trump s’est dit optimiste quant à des pourparlers, bien que Téhéran ait nié toute négociation directe. Des médiateurs – Oman, Pakistan, Qatar – poursuivent des discussions indirectes, notamment sur la gestion du détroit d’Ormuz, où un projet accorderait à l’Iran et à Oman un rôle dans la surveillance du trafic maritime.
Parallèlement, l’administration américaine mise sur la pression économique : plus de mille entités ont été sanctionnées dans le cadre de la campagne de « pression maximale », et des responsables américains estiment que l’asphyxie financière de Téhéran pèse plus que les bombardements. L’Iran, confronté à des pénuries d’essence et à des difficultés de financement de ses opérations militaires, fait de la levée des sanctions et du dégel d’avoirs une priorité. Toutefois, des analystes préviennent que les sanctions ne suffiront pas à briser le régime, alors que la stratégie américaine reste entravée par l’épuisement de ses propres munitions et le blocage du détroit d’Ormuz par les forces iraniennes, qui a fait grimper le prix du baril au-delà des 100 dollars. Selon un éditorial du quotidien indien The Hindu, le président Trump serait pris dans un « piège de l’escalade » tendu par l’Iran et ses alliés, ce qui rend la rencontre avec M. Nétanyahou décisive pour déterminer si Washington revient à la campagne militaire ou s’engage dans une désescalade négociée.
| Presse du Golfe arabe | +0.20 | neutral |
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| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
| Presse arabe Levant-Maghreb | 0.00 | neutral |
Israel would like to strike Iranian energy infrastructure, but the United States prevents it for economic reasons and fear of a global oil crisis. The Israeli defense minister emphasizes that the 'arrogant empire' of Iran has collapsed and that American planes take off from Israeli bases to strike Iran.
The US administration believes sanctions and economic pressure are more effective than bombings to force Iran back to the negotiating table. After thirteen nights of strikes, the US paused to give diplomacy another chance, while Iran denies requesting direct talks.
Israel states that US warplanes used Israeli bases to strike Iran, although Israel has not directly participated in the recent hostilities. Fighting between the US and Iran has been paused since Friday after thirteen nights of strikes.
The Israeli defense minister reveals that American planes took off from Israeli bases to strike Iran, while Israel does not participate in the attacks. US strikes halted on Friday after thirteen days, following the collapse of the April ceasefire.
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