
Mandats secrets de la CPI contre Israël : une fuite qui divise La Haye et Jérusalem
Selon Haaretz, la CPI aurait émis des mandats d’arrêt secrets visant des responsables israéliens. La Cour dément, mais le précédent de 2024 interroge.
Un nouveau rebondissement dans le feuilleton judiciaire opposant la Cour pénale internationale (CPI) à Israël agite les chancelleries. Le quotidien israélien Haaretz révèle, citant une source diplomatique, que le procureur de la CPI aurait sollicité l’émission de mandats d’arrêt secretés contre plusieurs hauts responsables israéliens – deux ministres et deux officiers militaires, selon des recoupements effectués par la presse russe et italienne. La Haye a immédiatement démenti toute demande ou émission de tels mandats, qualifiant le rapport d’« inexact ». Cette dénégation n’a pas suffi à dissiper la tension : les noms qui circulent – le ministre des Finances Bezalel Smotrich, celui de la Sécurité nationale Itamar Ben‑Gvir, la ministre des Colonies Orit Struck, ainsi que deux gradés de Tsahal – renvoient à des figures ultra‑nationalistes déjà dans le collimateur de la justice pénale internationale.
Cette rumeur s’inscrit dans la continuité des mandats d’arrêt émis en novembre 2024 contre le premier ministre Benyamin Netanyahou et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans la bande de Gaza. La CPI avait alors franchi un seuil historique en visant un dirigeant d’un allié occidental. La procédure secrète, si elle était confirmée, marquerait une escalade : comme le notent plusieurs observateurs, le Statut de Rome n’oblige pas la Cour à notifier les suspects, et le secret augmente les chances d’arrestation lors de voyages à l’étranger. Les médias russes rappellent que La Haye use régulièrement de cette discrétion pour éviter que les personnalités visées n’adaptent leurs déplacements.
La portée de l’affaire dépasse le seul cadre juridique. En Europe, la perspective de nouveaux mandats relance le débat sur la coopération judiciaire avec la CPI : les capitales françaises, belges ou suisses, souvent promptes à défendre la justice internationale, devraient se prononcer si les noms étaient officialisés. Dans les pays francophones d’Afrique, où la CPI est perçue avec méfiance depuis les affaires kenyanes ou ivoiriennes, l’épisode renforce le sentiment d’un deux poids deux mesures : pourquoi tant d’énergie contre Israël quand d’autres théâtres de crimes restent ignorés ? Du côté indonésien, la presse locale voit dans cette fuite un symbole de la « bataille de légitimité » que se livrent la CPI et l’État hébreu sur la scène mondiale, au moment où la guerre de Gaza érode le crédit moral de l’Occident.
Au-delà des démentis, le silence de la CPI face à la fuite de Haaretz entretient le flou. Si les mandats existent vraiment, leur divulgation partielle pourrait être une manœuvre pour tester les réactions israéliennes et internationales avant une officialisation. Dans le cas contraire, l’affaire illustre la fragilité des institutions pénales mondiales face aux fuites médiatiques et aux guerres d’influence. Pour Jérusalem, l’étau se resserre : déjà sous le coup des mandats de 2024, le gouvernement israélien risque de voir ses responsables confinés sur leur territoire ou dans quelques capitales complaisantes. La CPI, de son côté, joue sa crédibilité à un moment où ses détracteurs l’accusent d’être un instrument politique. Le prochain acte, qu’il s’agisse d’une confirmation ou d’un enterrement de l’affaire, sera scruté de Tel-Aviv à La Haye, en passant par Kinshasa et Bruxelles.
| Presse européenne continentale | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.20 | neutral |
| Presse russe et CEI | −0.10 | neutral |
Selon une source diplomatique citée par un journal israélien, la Cour pénale internationale aurait demandé des mandats d'arrêt secrets contre deux responsables politiques et trois officiers militaires israéliens. La Haye dément, mais des experts juridiques rappellent que les demandes confidentielles sont une pratique courante en vertu du Statut de la Cour.
Un journal israélien affirme que la CPI a émis secrètement des mandats d'arrêt contre cinq responsables israéliens, transformant la cour en symbole de la lutte mondiale pour la légitimité dans la guerre de Gaza. Cette information paraît alors que la pression internationale sur Israël s'intensifie, la CPI elle-même qualifiant le récit d'inexact.
Un article d'un journal israélien révèle que la CPI a demandé des mandats d'arrêt secrets contre plusieurs responsables israéliens, dont le ministre des Finances Smotrich, le ministre de la Sécurité nationale Ben-Gvir et la ministre des Colonies Struk. Un professeur de droit de Tel-Aviv note que la cour procède souvent de manière confidentielle, tandis que la CPI n'a pas officiellement confirmé cette démarche.
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