
Mexique : le PIB bondit de 1,5 % au deuxième trimestre, son meilleur élan depuis 2020
La croissance, dopée par le Mondial de football et le rebond de la consommation, s’accompagne d’un déficit public inférieur aux prévisions et d’une dette à 51 % du PIB.
L’économie mexicaine a crû de 1,5 % en rythme trimestriel entre avril et juin, selon l’estimation préliminaire de l’Institut national de statistique (Inegi), après une contraction de 0,6 % au premier trimestre. Il s’agit de la progression la plus vigoureuse depuis le quatrième trimestre 2020, et elle dépasse le consensus des analystes qui tablaient sur 1,4 %. En glissement annuel, le produit intérieur brut a augmenté de 2,1 %. La reprise a été généralisée : les activités primaires ont avancé de 3,3 %, l’industrie de 1,6 % et les services de 1,5 %. À titre de comparaison, l’économie américaine n’a progressé que de 0,4 % sur la même période.
Ce rebond tient en partie à un effet de rattrapage après un début d’année pénalisé par des gelées dans le secteur agricole et par les incertitudes liées aux droits de douane américains. L’organisation de treize matchs de la Coupe du monde de football sur le sol mexicain a également fourni une impulsion temporaire, avec des retombées estimées à 65 milliards de pesos par le ministère du Tourisme. L’économiste Gabriela Siller, de Banco Base, évalue que près des deux tiers de la croissance trimestrielle sont imputables à cet événement. Des soutiens plus durables sont toutefois perceptibles : l’emploi a augmenté de 353 000 personnes, le chômage est resté à 2,7 %, la masse salariale formelle a progressé de 4,6 % en termes réels et l’inflation est revenue à 3,4 % en juin, dans la fourchette cible de la banque centrale, ce qui a permis une baisse du taux directeur à 6,50 % en mai. Les exportations ont bondi de 12,2 % sur le trimestre, tirées par la manufacture non automobile (+14,3 %) et le meilleur trimestre de l’automobile depuis fin 2023.
Les finances publiques ont, elles aussi, réservé de meilleures surprises que prévu. Le déficit budgétaire s’est établi à 579 milliards de pesos, soit 358 milliards de moins que le calendrier, et le solde primaire a dégagé un excédent de 115 milliards alors qu’un déficit de 133 milliards était attendu. La dette publique au sens large (SHRFSP) atteint 51 % du PIB, un niveau inférieur de 1,6 point aux projections. La recette d’impôt sur la valeur ajoutée (IVA) a crû de 10,6 % en termes réels annuels, sa meilleure performance pour un premier semestre depuis 2014, dépassant de 100 milliards de pesos le montant programmé, reflet de la vigueur de la consommation intérieure et du renforcement des contrôles douaniers. En revanche, les recettes totales sont restées inférieures de 141 milliards aux prévisions, plombées par une baisse de l’impôt sur le revenu des entreprises et des revenus pétroliers moindres. L’amélioration du solde tient donc surtout à un sous-exercice des dépenses : le décaissement a été inférieur de 499 milliards au calendrier, l’investissement physique reculant de 7,9 % en termes réels tandis que les dépenses sociales bondissaient de 9,7 %. Le coût financier de la dette a par ailleurs diminué de 4,8 % en termes réels, grâce à l’appréciation du peso et aux opérations de refinancement.
Le secrétaire aux Finances, Édgar Amador, a estimé que le Mexique avait « repris le chemin de la croissance » et que les agences de notation comme les analystes privés devraient relever leurs prévisions. Le gouvernement maintient sa fourchette de croissance annuelle de 1,8 % à 2,8 %, avec un scénario de base à 1,5 % si aucun progrès n’était enregistré au second semestre. Les risques demeurent néanmoins : l’hypothèse d’un baril de pétrole à 77,3 dollars dépend de la trêve fragile entre les États-Unis et l’Iran, et l’effet d’entraînement du Mondial s’estompera. La consolidation budgétaire par le sous-investissement, efficace à court terme, ne constitue pas une stratégie pérenne.
| Presse latino-américaine | +0.80 | aligned |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | −0.60 | critical |
| Presse africaine subsaharienne | −0.20 | neutral |
Mexico, through its Finance Secretary, proclaims it has regained the path of growth with the best quarter in five years, and defends fiscal discipline despite rising debt.
The Mexican government uses the positive GDP figure to build a success narrative, downplaying the increase in public debt as expected and under control.
The context of the 0.6% contraction in the first quarter is omitted, making the quarterly growth a technical rebound, and the rise in public debt to 51% of GDP is not highlighted.
The progressive Atlantic denounces a 'merely okay' economy under Trump, blaming modest growth on wrong policies and external crises.
It uses an ironic and belittling tone ('merely okay') to delegitimize economic management, contrasting it with unrealized potential.
It does not mention that the 1.5% growth is in line with many analysts' estimates and that consumer spending rose 3.2%.
Sub-Saharan Africa reports US economic data with detachment, highlighting structural causes of the slowdown without assigning political blame.
It adopts an economic news register, presenting facts and figures without emotional or partisan emphasis.
It does not analyze the impact of Trump's policies or the election context, maintaining a purely technical focus.
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