
Vague d'enlèvements scolaires au Nigeria : plus de 80 enfants disparus en une semaine
Des attaques coordonnées contre des écoles au Nigeria ont fait au moins 80 disparus, tandis que l'État peine à endiguer la violence des groupes djihadistes.
Plus de quatre-vingts enfants sont portés disparus au Nigeria après une vague d'attaques simultanées contre des établissements scolaires, la pire de l'année. Dans le nord-est, à Borno, des militants ont pris pour cible une école primaire du village de Mussa, près de la forêt de Sambisa, kidnappant 42 élèves. Simultanément, dans l’État de Yobe, un commando a attaqué une école militaire spécialisée dans la formation des forces de l’ordre, tuant au moins dix-sept policiers et plusieurs soldats. La coordination des assauts, géographiquement éloignés, souligne une escalade tactique inquiétante.
Cette flambée de violence s’inscrit dans un conflit qui ronge le nord du Nigeria depuis plus d’une décennie, opposant l’armée aux factions de Boko Haram et à sa dissidence, l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP). Le recours systématique aux enlèvements de masse – dont le tristement célèbre rapt de Chibok en 2014 – a poussé des familles à des extrémités désespérées. Dans le sud-ouest, où quarante autres enfants ont été arrachés à deux écoles vendredi, des parents confient leurs filles mineures à des mariages forcés, croyant les soustraire aux rapts. Trois suspects ont été interpellés, mais l’impunité demeure la règle.
La simultanéité des frappes dans le nord-est et le sud-ouest révèle une capacité opérationnelle qui défie la première armée d’Afrique de l’Ouest. Le gouvernement nigérian, qui a multiplié les écoles militaires spécialisées pour former policiers et soldats à la contre-insurrection, voit ces mêmes institutions devenir des cibles. La menace s’étend désormais au-delà du bastion de Sambisa, atteignant des régions jusqu’alors épargnées, et fragilise un peu plus la réputation d’Abuja sur la scène régionale.
Alors que les autorités annoncent des arrestations sans parvenir à dissuader les preneurs d’otages, la communauté internationale observe avec inquiétude la résurgence de ces drames. L’échec à protéger les écoles, pourtant devenues des cibles récurrentes, ravive le traumatisme de Chibok et interroge la pertinence d’une réponse exclusivement militaire. Dans le bassin du lac Tchad, où la crise sécuritaire s’enchevêtre avec les fragilités des États voisins, seule une coordination régionale élargie – associant les pays francophones du Sahel – pourrait endiguer une violence qui ne connaît plus de frontières.
| Presse du Golfe arabe | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.80 | critical |
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
Au Nigeria, une attaque terroriste contre une école militaire a tué au moins 17 policiers et un nombre indéterminé de soldats. Le gouvernement a mis en place des institutions militaires spécialisées pour former les forces de sécurité.
Au Nigeria, plus de 80 enfants ont été enlevés dans des écoles en une seule semaine. Des parents désespérés marient de force leurs filles mineures pour les protéger des milices armées. Malgré quelques arrestations, l'impunité reste le problème majeur.
Des attaques de militants contre des écoles au Nigeria ont fait plus de 80 enfants disparus, selon les autorités et Amnesty International. Les enlèvements ont eu lieu dans l'État de Borno, dans le nord-est ravagé par le conflit, où opèrent des groupes djihadistes et d'autres factions armées. C'est le dernier épisode d'une série d'enlèvements scolaires dans le pays.
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