
Gaza : funérailles collectives pour 112 membres d’une même famille tués en 2023
Les dépouilles, exhumées après 17 jours de fouilles dans les ruines du quartier de Sabra, ont été portées en terre mardi lors de l’une des plus vastes cérémonies funéraires depuis le début du conflit.
Mardi, des centaines de Gazaouis ont assisté aux funérailles de 112 Palestiniens, membres des familles Al-Hassayna et Abu Sharia, dont les corps viennent d’être extraits des décombres d’un immeuble résidentiel du quartier de Sabra, à Gaza-ville. L’immeuble avait été détruit par une frappe aérienne israélienne le 22 ou 23 novembre 2023, au cours du deuxième mois de la guerre. Selon la Défense civile de Gaza, l’attaque avait fait 308 morts au sein de ce clan, dont près de la moitié n’avaient pu être récupérés jusqu’à présent.
Les autorités palestiniennes, citées par plusieurs agences, qualifient cette cérémonie de plus grand enterrement collectif de la guerre. Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Basal, a précisé que parmi les 112 corps retrouvés figuraient 44 enfants, 38 femmes et 7 personnes handicapées. Des membres de la famille, comme Ahmed Abu Sharia, ont souligné que les victimes « n’avaient pas combattu ni porté d’armes ». L’armée israélienne, sollicitée par Reuters et d’autres médias, n’a pas répondu aux demandes de commentaire sur cette frappe spécifique. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a confirmé avoir loué deux excavatrices pour faciliter les opérations de recherche, un équipement rare dans l’enclave.
L’opération de récupération, menée par 40 secouristes pendant 17 jours, a été entravée par le manque d’engins lourds, Israël contrôlant l’entrée de ces matériels dans la bande de Gaza. La Défense civile estime que plus de 8 000 corps restent prisonniers des décombres à travers le territoire, et que 41 autres membres de la même famille n’ont toujours pas été localisés. Certains restes se seraient « vaporisés » ou mêlés au béton, rendant toute identification impossible, selon des proches.
La guerre a été déclenchée par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a fait 1 221 morts et 251 otages selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels israéliens. La riposte militaire israélienne a tué plus de 73 000 Palestiniens, d’après le ministère de la Santé de Gaza, dont les données sont jugées fiables par les Nations unies. Un cessez-le-feu est entré en vigueur en octobre 2025, mais les négociations pour une paix durable sont au point mort, et les forces israéliennes contrôlent près de 70 % du territoire. Depuis la trêve, au moins 1 252 Palestiniens ont été tués, selon la même source.
Les opérations de déblaiement et de recherche se poursuivent, mais les organisations humanitaires dénoncent les restrictions imposées par Israël à l’entrée de machinerie lourde. Le CICR a souligné que connaître le sort des proches disparus est essentiel pour permettre aux familles de faire leur deuil. Selon le Bureau des médias du gouvernement de Gaza, plus de 2 700 familles ont été entièrement rayées de l’état civil depuis le début du conflit. La question de l’accès aux zones sinistrées et de la récupération des corps reste un point de friction majeur dans les discussions sur l’application du cessez-le-feu.
| Presse du Golfe arabe | −0.10 | neutral |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | −0.40 | critical |
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.90 | critical |
Les funérailles de masse à Gaza sont un fait divers ; les victimes sont palestiniennes, l'attaque est israélienne, mais aucun jugement n'est ajouté.
La couverture se limite à rapporter les faits essentiels sans commentaire, en utilisant des sources officielles comme la Défense civile de Gaza.
Les funérailles de masse à Gaza sont un témoignage tragique des victimes civiles de la guerre, mais elles doivent être replacées dans le contexte plus large du conflit commencé avec les attaques du Hamas du 7 octobre 2023.
Le récit équilibre la description de la souffrance avec des références au contexte guerrier et aux développements politiques, comme l'offre du Hamas, pour présenter une vision équilibrée.
Le régime israélien commet un génocide à Gaza ; l'enterrement de ces martyrs est la preuve de sa brutalité et de la nécessité d'une condamnation mondiale.
L'utilisation de termes comme 'martyrs' et 'guerre génocidaire' inscrit l'événement dans un récit de victimisation et de crime de guerre, faisant appel à des valeurs morales et religieuses pour mobiliser l'opinion publique.
Il omet le contexte de l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023 qui a déclenché la guerre, et la nature de l'opération israélienne comme réponse militaire.
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