
Négociations sur Ormuz : Téhéran exige un contrôle temporaire du trafic entrant
Un plan discuté avec Oman prévoit une supervision iranienne des navires à l’entrée du détroit et une notification pour les sorties, selon des sources proches des pourparlers.
L’Iran souhaite exercer un contrôle sur le trafic maritime entrant dans le détroit d’Ormuz et disposer d’une visibilité sur le flux sortant, avec la capacité d’intervenir si nécessaire, dans le cadre d’un plan temporaire en discussion avec Oman, a indiqué une source iranienne de haut rang impliquée dans les négociations. Selon cette même source, la voie de sortie suivrait un itinéraire entre l’Iran et Oman, l’autorisation de quitter le détroit étant délivrée par Mascate après notification à Téhéran. La position iranienne, qui a déjà évolué depuis une revendication initiale de contrôle total dans les deux sens, est jugée peu susceptible de changer.
Du côté iranien, le négociateur Saeed Ajorlu a précisé que l’objectif est d’établir des « arrangements temporaires » d’une durée d’un à trois mois, « dans lesquels l’Iran serait dominant ». Il a insisté sur le fait que les pourparlers se déroulent uniquement avec Oman, et non avec les États-Unis, et que le régime juridique du détroit ne doit pas revenir à la situation d’avant-guerre. Des responsables iraniens ont par ailleurs évoqué l’instauration d’une « redevance de service » destinée à couvrir l’impact environnemental, la sécurité et les frais de personnel, dont les recettes seraient partagées à parts égales entre l’Iran et Oman. Un responsable américain a toutefois qualifié cette version d’« inexacte », affirmant que tout itinéraire temporaire ne nécessiterait ni approbation ni permis de la part de Téhéran, et n’impliquerait aucun péage.
Le détroit, principale voie d’acheminement d’environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole, est resté largement bloqué depuis le début, fin février, de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Avant le conflit, la navigation y était libre, encadrée par un dispositif de séparation du trafic adopté en 1968 sous l’égide de l’agence onusienne compétente. Washington considère que le mémorandum d’entente conclu en juin obligeait Téhéran à rouvrir la voie stratégique, tandis que l’Iran affirme que ce texte préservait explicitement son autorité sur le trafic maritime. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a mis en garde contre la création d’un précédent où un État-nation contrôlerait une voie maritime internationale et y imposerait des frais, menaçant ainsi le principe de liberté de navigation.
Les discussions en cours prévoient un délai de soixante jours pour négocier l’ouverture du détroit, période durant laquelle les États-Unis et l’Iran doivent également reprendre leurs échanges sur le stock iranien d’uranium enrichi. Téhéran conditionne toutefois la réouverture à la levée du blocus naval américain sur ses ports et à la mise en œuvre du plan en quatorze points du mémorandum d’Islamabad. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué que l’itinéraire négocié avec Oman consisterait en un couloir unique et temporaire, en attendant un accord sur une route permanente.
| Presse latino-américaine | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
L'Iran est sur le point de consolider sa domination sur le détroit d'Ormuz, et la communauté internationale doit prendre conscience de cette menace pour la liberté de navigation.
Le bloc insiste sur le coût élevé et la perspective d'un contrôle permanent, créant une image de danger imminent qui présente l'accord comme une escalade inacceptable.
Une source iranienne de haut niveau indique que Téhéran veut contrôler le trafic entrant et superviser le trafic sortant dans le détroit d'Ormuz ; le plan temporaire avec Oman est rapporté comme un fait.
Le bloc attribue les demandes à une source iranienne anonyme, maintenant une distance journalistique qui fait de l'information une simple nouvelle, non un jugement.
Le bloc omet l'avertissement que l'accord pourrait consolider le contrôle iranien à long terme et avoir un coût élevé pour la navigation internationale.
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