
Guerre en Iran : la Maison Blanche réclame 88 milliards de dollars au Congrès
La demande de financement supplémentaire, principalement destinée au Pentagone, intervient après un cessez-le-feu fragile et des tensions entre l’exécutif et le Sénat sur les pouvoirs de guerre.
La Maison Blanche a transmis mercredi au Congrès une demande de crédits supplémentaires de 87,6 milliards de dollars, destinée pour l’essentiel à couvrir les coûts de l’opération « Epic Fury » menée contre l’Iran. Selon le Bureau de la gestion et du budget, 67,1 milliards iraient au Pentagone, dont 21 milliards pour reconstituer les stocks de munitions, 17,3 milliards pour les frais opérationnels et 12,1 milliards pour des programmes classifiés. Le reste financerait notamment la sécurité des ambassades américaines au Moyen-Orient, une aide aux agriculteurs et la lutte contre l’épidémie d’Ebola en Afrique centrale.
Cette requête budgétaire s’inscrit dans un climat de fortes tensions institutionnelles. D’après les déclarations de sénateurs démocrates, la guerre déclenchée sans autorisation du Congrès a été « imprudente et coûteuse ». La cheffe de file démocrate à la commission des crédits, Patty Murray, a accusé le président Trump de demander aux contribuables de « payer la note » d’un conflit qu’il n’aurait jamais dû lancer. Le chef de la minorité au Sénat, Chuck Schumer, a rejeté l’idée d’un « chèque en blanc ». Du côté républicain, certains élus comme Josh Hawley jugent prévisible l’opposition démocrate, tout en soulignant que le paquet nécessite 60 voix au Sénat, donc un soutien bipartisan.
Au-delà des dépenses militaires, la demande inclut 672 millions de dollars pour le démantèlement des matières nucléaires iraniennes, des inspections et des activités de contre-prolifération, selon des sources proches du dossier citées par la presse américaine. Ce volet intervient alors que négociateurs américains et iraniens tentent de traduire le récent mémorandum d’entente en un accord définitif sur le programme nucléaire de Téhéran. D’après les autorités iraniennes, aucune inspection de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ou de vérificateurs américains ne sera autorisée avant la conclusion d’un tel accord, ce que le président Trump a publiquement contesté.
La guerre de quatre mois, marquée par des frappes sur les sites de Natanz, Fordo et Ispahan, a déjà coûté au moins 29 milliards de dollars selon le Pentagone, un chiffre que le Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) de Washington estime plutôt entre 36 et 42 milliards. Le cessez-le-feu actuel reste fragile, et le Sénat a adopté une résolution symbolique limitant les pouvoirs de guerre du président, avant qu’une seconde résolution similaire ne soit rejetée de justesse après le revirement de deux sénateurs républicains. Le sort de la demande de crédits est incertain : aucun calendrier de vote n’a été annoncé, et les négociations devraient se poursuivre dans les prochaines semaines.
| Presse européenne continentale | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
Europe records the use of its bases for the US attack on Iran and Trump's disappointment, but does not openly take sides.
The mechanism is to report facts with official quotes, creating a narrative of a multilateral operation but with internal tensions.
The $88 billion request is not mentioned, nor the deeper motivations of the operation, such as the removal of nuclear materials.
Russia ignores the US request, focusing on its own priorities and Western threats.
The silence is achieved by completely omitting the news, while giving space to topics that reinforce the narrative of Russian self-sufficiency and resistance.
The $88 billion request is not reported, nor the US operation, in line with the strategy of not giving visibility to US initiatives.
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