
Gwyneth Paltrow sous le feu des critiques pour sa promotion d'un projet immobilier israélien
L'actrice oscarisée Gwyneth Paltrow, déjà connue pour ses controversées recommandations bien-être via sa marque Goop, se trouve cette fois au cœur d'une polémique internationale après être devenue l'égérie de 51 Park, un complexe résidentiel de luxe à Herzliya, en Israël. La campagne publicitaire, lancée alors que l'offensive militaire israélienne à Gaza aggrave la crise humanitaire, a suscité une vague d'indignation, notamment en Indonésie, où le média Republika a qualifié la vidéo de « dégoûtante ». Dans ce spot, tourné à New York, Paltrow incarne une mondaine en jogging matinal à Central Park, vantant un style de vie international que le projet israélien est censé incarner. Mais le décalage entre cette mise en scène aseptisée et la réalité du conflit a provoqué une réaction virulente sur les réseaux sociaux, où l'actrice est accusée de faire la promotion d'un « apartheid » ou de « blanchir » les actions de l'État hébreu.
La controverse dépasse les clivages habituels. En Europe, plusieurs médias francophones, dont certains au Canada et en Belgique, ont relayé l'affaire en soulignant l'ironie d'une célébrité qui prône le bien-être tout en s'associant à un projet dans un pays en guerre. La presse israélienne, quant à elle, a noté que Paltrow, issue d'une famille juive et chrétienne, avait déjà été critiquée pour son silence sur le conflit. Mais cette fois, le tollé est amplifié par le contexte : alors que les images de destructions à Gaza inondent les écrans, la promotion d'un luxe insouciant apparaît comme une provocation. Des voix s'élèvent pour dénoncer une instrumentalisation de la célébrité au service d'une normalisation de la colonisation, Herzliya étant située dans la région côtière centrale d'Israël, non loin de la Cisjordanie occupée.
Au-delà de la polémique immédiate, cet épisode illustre les dilemmes auxquels sont confrontées les personnalités publiques dans un monde globalisé où chaque geste commercial est scruté à l'aune des crises géopolitiques. Pour Paltrow, qui avait déjà essuyé des moqueries pour ses élixirs et ses conseils ésotériques, cette affaire pourrait ternir durablement son image, surtout auprès d'un public jeune et engagé. Du côté des promoteurs israéliens, le choix d'une star hollywoodienne visait à attirer une clientèle internationale fortunée, mais le pari s'avère risqué : la controverse pourrait dissuader des acheteurs potentiels soucieux de leur réputation. À l'avenir, les marques et les célébrités devront peser plus lourdement les implications politiques de leurs partenariats, sous peine de voir leurs campagnes se retourner contre eux.
| Presse israélienne | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.80 | critical |
Israeli press reports the Gwyneth Paltrow controversy as a lifestyle story, noting the contrast between the luxury project and the ongoing war, but without explicit condemnation. The actress's Jewish background is highlighted, and the social media backlash is described as predictable.
Southeast Asian press strongly condemns Paltrow's choice, calling the video 'disgusting' for its insensitivity to the humanitarian crisis in Gaza. The emphasis is on the stark contrast between unrestrained luxury and Palestinian suffering, with tones of moral outrage.
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