
La centrale nucléaire hongroise de Paks au bord de l’arrêt total en raison de l’étiage historique du Danube
L’unique centrale nucléaire de Hongrie, qui fournit près de la moitié de l’électricité du pays, pourrait être mise à l’arrêt dès ce week-end, une première en 44 ans, tandis que la Slovaquie se dit prête à fournir une aide d’urgence.
La centrale nucléaire de Paks, située à 90 km au sud de Budapest, fonctionne actuellement à environ un quart de sa capacité combinée de 2 gigawatts, ses quatre réacteurs de conception soviétique ne produisant plus que 480 à 965 mégawatts. Le premier ministre hongrois, Peter Magyar, a prévenu qu’un arrêt complet pourrait intervenir dès ce week-end, soit les 1er ou 2 août, en raison de la baisse continue du niveau du Danube, dont l’eau est utilisée pour le refroidissement. Le niveau du fleuve, qui a atteint des valeurs négatives records, pourrait descendre jusqu’à −144 cm, bien en deçà du seuil de −134 cm imposant l’arrêt total de la centrale.
Cette situation résulte d’une sécheresse prolongée et d’une vague de chaleur exceptionnelle qui frappent l’Europe centrale. Aucune précipitation significative n’est attendue dans les prochains jours, et le niveau du Danube n’est remonté que trois fois en août au cours des vingt dernières années, selon les autorités hongroises. L’arrêt de Paks, qui n’a jamais été totalement interrompue depuis sa mise en service en 1982, représenterait un choc énergétique majeur pour le pays.
Face à cette menace, le gouvernement hongrois a annoncé une série de mesures d’urgence. Un décret imposera des réductions volontaires de consommation aux grands utilisateurs, au-delà des 240 MW déjà consentis, et permettra au gestionnaire du réseau MAVIR d’exiger des baisses obligatoires, voire de déconnecter temporairement certains gros consommateurs. Les services de fret ferroviaire seront suspendus entre 15 h et 20 h GMT à partir de lundi, les fonctionnaires seront placés en télétravail pour les trois premiers jours de la semaine, et l’éclairage non essentiel des bâtiments publics sera éteint. Les ménages, a précisé M. Magyar, seront les derniers touchés par d’éventuelles restrictions. Parallèlement, le premier ministre slovaque Robert Fico a exprimé sa solidarité et s’est dit prêt à organiser des livraisons d’électricité d’urgence, après avoir consulté sa vice-première ministre et le président des centrales électriques slovaques.
La crise pourrait coûter à la Hongrie entre 100 et 200 milliards de forints (315 à 630 millions de dollars) en raison de la flambée des prix de l’électricité importée, a estimé un responsable du parti Tisza. L’économie hongroise, dont la croissance a été inférieure aux prévisions au deuxième trimestre, subirait un contrecoup supplémentaire. Les conséquences de l’étiage du Danube dépassent les frontières hongroises : la Moldavie a décrété un état d’alerte énergétique de 30 jours, les perturbations du transport fluvial ayant entraîné des pénuries de carburant dans le port de Giurgiulești. La remise en service de la centrale de Paks dépendra de la remontée des eaux, qui pourrait prendre plusieurs semaines.
| Presse russe et CEI | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | −0.30 | critical |
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.20 | neutral |
Hungary faces an unprecedented crisis at its only nuclear plant, crippled by extreme weather. The government prepares rationing, but the problem is technical, not political.
By stressing the lack of precedent in 44 years and the share of electricity production, a sense of exceptionality is created that justifies alarm without assigning blame.
It does not mention that the plant could remain offline for weeks nor the economic impact on Hungarian growth.
Climate change tests Hungary's critical infrastructure: the Paks plant could shut for weeks, with serious implications for energy security.
By projecting consequences over a weekly timescale and emphasizing the strain on pumps, the perception of a lasting, systemic threat is reinforced.
It does not cite that the reactors are Russian-made nor the exact 44 years of operation.
Drought strikes Hungary's energy heart: the Russian-built Paks nuclear plant faces shutdown while the already sluggish economy takes another hit.
By including the Russian manufacture detail and economic impact, a local event is linked to geopolitical and macroeconomic dynamics, broadening the story's scope.
It does not specify that the shutdown could occur this weekend, unlike other outlets that give an immediate deadline.
Élargis ton regard
Iran et Oman finalisent un accord temporaire sur le détroit d’Ormuz, Washington sous pression
4 langues · 30 sources
Depuis Economy & MarketsProvisionnement en hausse : les banques émergentes entre expansion du crédit et dégradation des actifs
2 langues · 6 sources
Depuis TechnologyMoscou encadre les SMS d'authentification des SIM d'enfants, sans interdire les réseaux sociaux
1 langue · 13 sources