
Indonésie : les prévisions de croissance pour le deuxième trimestre 2026 divergent fortement
Le gouvernement table sur une expansion supérieure à 5 %, tandis que des instituts indépendants anticipent un ralentissement sous ce seuil, dans un contexte de pressions inflationnistes et de fragilité de la demande intérieure.
Le ministre coordinateur des Affaires économiques, Airlangga Hartarto, a estimé le 4 août que la croissance du PIB indonésien au deuxième trimestre 2026 se situerait entre 5,2 % et 5,4 % en glissement annuel. Cette projection contraste avec celles du Center of Reform on Economics (CORE), qui table sur 4,8 % à 4,9 %, et du LPEM FEB UI, qui avance 4,80 %. L’écart reflète des lectures divergentes de la résilience de l’économie face aux chocs externes et à l’affaiblissement de la consommation.
CORE attribue le ralentissement à la pression sur la consommation des ménages, au déficit commercial et à la hausse des prix de l’énergie. La dépréciation de la roupie, qui a atteint 18 000 pour un dollar, a renchéri les importations et les matières premières, alimentant une inflation par les coûts et érodant le pouvoir d’achat. Le LPEM souligne l’effet de base élevé (5,12 % au deuxième trimestre 2025), l’absence de dynamique saisonnière liée au Ramadan, et le choc externe des prix énergétiques. L’indice de confiance des consommateurs a d’ailleurs reculé tout au long du trimestre, passant de 123,0 en avril à 117,8 en juin.
Le gouvernement met en avant la solidité des fondamentaux : l’inflation est retombée à 2,88 % en juillet, contre 3,34 % en juin, et l’indice PMI manufacturier est repassé au-dessus de 50, signalant une expansion. Il insiste sur le rôle des investissements et des incitations publiques pour soutenir l’activité. La Banque Indonesia attribue la maîtrise de l’inflation à la synergie avec les autorités locales dans le cadre des programmes de contrôle des prix et de sécurité alimentaire.
La baisse de l’inflation en juillet est principalement due à l’amélioration de l’offre alimentaire, avec des baisses de prix pour l’échalote, le piment, les œufs et les tomates, et non à un affaiblissement généralisé de la demande, selon l’économiste Irman Faiz de Bank Danamon. L’inflation sous-jacente est restée stable à 2,76 %, reflétant des anticipations ancrées. Toutefois, les prix administrés restent élevés en raison d’effets de base et des ajustements des carburants. La banque centrale prévoit que l’inflation restera dans la fourchette cible de 2,5 % ±1 % en 2026 et 2027.
La publication officielle du PIB du deuxième trimestre est imminente, le ministre ayant indiqué qu’elle aurait lieu le lendemain de sa déclaration, soit le 5 août 2026. Ce chiffre permettra de trancher entre les scénarios et d’évaluer la capacité de l’Indonésie à maintenir une croissance supérieure à la moyenne mondiale, actuellement autour de 3 %.
| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
| Presse iranienne et apparentée | −0.80 | critical |
| Presse européenne continentale | +0.30 | aligned |
Le gouvernement indonésien et les économistes indépendants projettent une croissance entre 4,8 % et 6 %, mais le gouvernement met l'accent sur la résilience de la demande et le succès de la chaîne d'approvisionnement, tandis que les économistes soulignent la faiblesse de la consommation et les risques externes.
Les responsables citent la baisse de l'inflation et la reprise du PMI comme preuve de fondamentaux solides, tandis que les groupes de réflexion opposent des données sur la consommation et le déficit commercial pour affirmer que la croissance ralentit.
Le bloc omet largement la possibilité d'un ralentissement mondial plus marqué qui pourrait affecter les exportations et les investissements, scénario visible dans les matériaux latino-américains et européens.
Les analystes du secteur privé au Mexique revoient à la hausse leurs attentes de croissance, tandis que les consultants argentins signalent une probable contraction, chacun utilisant des données nationales pour raconter une histoire de résilience ou de vulnérabilité.
La révision à la hausse du Mexique repose sur une vaste enquête et est présentée comme un rare signe positif, tandis que la contraction argentine est présentée comme une surprise qui invalide l'optimisme antérieur, en utilisant des ventilations sectorielles.
Le bloc n'explore pas comment des facteurs extérieurs comme la politique monétaire américaine ou les prix des matières premières affectent asymétriquement les deux pays ; il traite chaque perspective nationale de manière isolée.
Un économiste iranien avertit directement que la récente baisse de l'inflation est éphémère, insistant sur le fait que les déficits structurels et les pressions extérieures garantissent de nouvelles hausses de prix et érodent le niveau de vie.
L'argument utilise un chiffre annuel marqué (128 % pour l'alimentation) et écarte les données à court terme comme non pertinentes, présentant le problème comme une crise profonde qu'aucun ajustement politique ne peut résoudre.
Le bloc omet toute mention des mesures gouvernementales de contrôle de l'inflation ou des indicateurs positifs tels que la stabilité temporaire des prix, se concentrant entièrement sur les sombres perspectives structurelles.
L'Office parlementaire du budget italien relève à la fois les prévisions de croissance et met en garde contre une consommation fragile et une baisse des revenus réels, présentant des perspectives équilibrées mais prudentes.
Le rapport associe une révision à la hausse à des mises en garde explicites sur la consommation et les revenus réels, utilisant le Pnrr comme facteur de soutien tout en notant que la reprise n'est pas auto-entretenue.
Le bloc omet toute comparaison avec d'autres économies de la zone euro ou les risques mondiaux comme les prix de l'énergie ou les tensions géopolitiques qui pourraient faire dérailler la croissance tirée par le Pnrr.
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