
Indy 500 : Felix Rosenqvist s’impose dans le finish le plus serré de l’histoire
Au volant de sa Meyer Shank Racing, le Suédois a ravi la victoire à David Malukas dans les derniers mètres, offrant à l’épreuve son dénouement le plus serré en 110 éditions.
Les 500 miles d’Indianapolis ont livré, dimanche, l’arrivée la plus serrée de leur histoire centenaire. Felix Rosenqvist, pilote suédois de 34 ans, a dépassé l’Américain David Malukas à cinquante mètres de la ligne pour s’imposer avec un écart de 0,0233 seconde, effaçant le record établi en 1992. Ce final haletant a clos une édition marquée par soixante-dix changements de tête — un record — et par une fin de course chaotique où les drapeaux rouges et jaunes ont comprimé le peloton. La bataille ultime s’est jouée dans le dernier tour, quand Malukas a pris l’avantage sur Marcus Armstrong en profitant d’une relance, avant que Rosenqvist ne surgisse à l’extérieur pour le coiffer sur la ligne.
Le parcours du héros du jour tranche avec celui de son compatriote Marcus Ericsson, vainqueur en 2022 après avoir connu la Formule 1. Originaire de Värnamo, Felix Rosenqvist a bâti sa carrière loin des projecteurs de la catégorie reine. Initié à la monoplace en Asie dès l’âge de quinze ans, il a ensuite brillé dans les formules de promotion européennes, remportant à deux reprises les prestigieux Masters de Formule 3 à Zandvoort et le Grand Prix de Pau. Plutôt que de poursuivre une voie étroite vers la F1, il a rejoint l’IndyCar en 2019, un choix qui l’a conduit, sept ans plus tard, à ceindre la couronne de l’ovale le plus célèbre du monde. Sur Instagram, Ericsson l’a salué comme « le plus méritant des vainqueurs », rappelant un cliché de leurs débuts communs sur une piste américaine.
Le succès de Rosenqvist s’inscrit dans la tradition d’une course qui fait la part belle aux trajectoires internationales. Le cérémonial du lait, symbole de la victoire depuis 1936, a cette fois récompensé un pilote ayant traversé les continents, à l’image d’une épreuve suivie avec passion aussi bien en Europe qu’en Amérique latine. La presse italienne a souligné la dimension physique d’un effort de trois heures à plus de 250 km/h de moyenne, tandis que les médias brésiliens ont célébré l’exploit chiffré du Suédois, nouvelle preuve de l’attraction mondiale qu’exerce l’Indy 500 bien au-delà des frontières des États-Unis.
Cette victoire, la deuxième de Meyer Shank Racing dans l’épreuve reine, confirme la montée en puissance d’un championnat naguère dominé par les écuries et les pilotes nord-américains. L’émergence répétée de vainqueurs scandinaves — deux Suédois en trois ans — traduit l’internationalisation accélérée de la discipline, qui attire désormais des talents formés aux quatre coins du monde. À l’heure où la Formule 1 verrouille ses grilles, l’IndyCar se présente comme un exutoire compétitif pour des pilotes aux itinéraires atypiques. L’édition 2025, avec son finish historique, pourrait bien marquer le début d’un cycle où la légende de l’ovale se réécrit toujours un peu plus loin des frontières américaines.
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
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| Presse européenne continentale | +1.00 | aligned |
La presse anglo-saxonne relate l’arrivée la plus serrée de l’histoire des 500 Miles d’Indianapolis comme un fait brut. Felix Rosenqvist a arraché la victoire à David Malukas par 0,0233 seconde dans le dernier tour, un résultat livré sans fioriture ni angle national.
La presse d’Europe continentale présente la course comme un triomphe suédois qui prolonge l’héritage motorisé du pays. La victoire de Rosenqvist n’est pas seulement un résultat sportif, mais l’aboutissement d’un parcours personnel loin de la Formule 1, mêlé de fierté nationale et du souvenir de la précédente victoire de Marcus Ericsson.
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