
Israël : dissolution du Parlement et offensive contre l’indépendance judiciaire
Le Parlement israélien a voté en première lecture sa dissolution et un projet séparant les fonctions de conseiller juridique, révélant les fractures de la coalition sur la conscription des haredim.
Dans la nuit du lundi au mardi, la Knesset a franchi une étape décisive vers des élections anticipées en adoptant en première lecture, par 106 voix contre zéro, un projet de loi de dissolution. Ce texte, déposé par la coalition de Benyamin Netanyahou, ouvre une fenêtre électorale entre le 8 septembre et le 20 octobre 2026, soit quelques semaines avant la date initialement prévue. Si la presse israélienne insiste sur l’absence d’opposition à ce scrutin – une quasi-unanimité rare –, les observateurs européens y voient le symptôme d’un système politique à bout de souffle, incapable de gérer les contradictions internes d’une coalition hétéroclite.
La crise est née d’un désaccord profond avec les partis ultra-orthodoxes, notamment Degel Hatorah, autour de la loi sur la conscription des étudiants en yeshiva. Comme le rapporte la presse italienne, l’effondrement de la majorité remonte à la mi-mai, lorsque Netanyahou n’a pu tenir ses promesses d’exemption. Les médias arabes insistent sur la pression croissante des partis haredim, accusant le Premier ministre de ne pas honorer ses engagements. Du côté francophone, Le Temps souligne que cette dissolution pourrait intervenir malgré un bilan législatif fourni, mais que la question de la date bute encore sur les fêtes juives de septembre.
Parallèlement, la Knesset a adopté mardi en première lecture, par 65 voix contre 47, un autre projet de loi hautement controversé : la scission des fonctions de conseiller juridique du gouvernement et de procureur général. Portée par des députés du Likoud, cette réforme prévoit que le conseiller juridique soit nommé par le gouvernement sur recommandation du Premier ministre et du ministre de la Justice, pour une durée alignée sur celle de l’exécutif. Comme le détaille Haaretz, une clause additionnelle introduite subrepticement viserait à entraver les enquêtes contre les responsables publics. Les médias israéliens y voient une manœuvre pour affaiblir l’indépendance judiciaire, au moment même où le gouvernement pousse des réformes structurelles.
En convoquant ces votes, Netanyahou cherche à maîtriser le calendrier politique tout en imposant un agenda législatif transformationnel. Mais les dissensions persistent, et la date butoir du 20 octobre reste suspendue aux négociations avec les partis religieux. Au-delà, c’est la singularité du modèle israélien, entre démocratie et théocratie, qui se joue dans ces scrutins entremêlés. Les regards se tournent désormais vers les prochaines lectures, où l’opposition pourrait durcir le ton, et vers une campagne électorale qui s’annonce comme un référendum sur la nature de l’État.
| Presse israélienne | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.30 | critical |
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.90 | critical |
La Knesset a adopté en première lecture le projet de loi de dissolution par 106 voix pour et aucune contre, ouvrant la voie à des élections anticipées probablement en septembre ou octobre. Cette avancée intervient après la crise de coalition avec les partis ultra-orthodoxes sur un projet de loi controversé sur la conscription. Parallèlement, un projet de loi scindant les fonctions du procureur général a été approuvé en première lecture.
Le parlement israélien franchit un premier pas vers une dissolution anticipée, mais la date du scrutin reste en suspens. La crise résulte de l'incapacité de Netanyahou à honorer ses promesses d'exemption militaire pour les ultraorthodoxes. La seule alternative semble être un gouvernement s'appuyant sur les minorités, une configuration politique fragile.
La Knesset, dirigée par le gouvernement d'occupation de Netanyahou, a voté pour se dissoudre et ouvrir la voie à des élections anticipées. Ce vote intervient alors que Netanyahou subit les pressions des partis ultraorthodoxes qui l'accusent de ne pas avoir légiféré sur l'exemption du service militaire. Ces manœuvres politiques s'inscrivent dans le contexte de l'occupation, les prochaines élections étant attendues en septembre ou octobre.
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