
Zelensky en Serbie pour la première fois depuis l'invasion russe de l'Ukraine
Le président ukrainien est arrivé vendredi à Belgrade, où il doit s'entretenir avec son homologue serbe des relations économiques, de l'UE et de la sécurité.
Volodymyr Zelensky est arrivé vendredi soir à Belgrade pour sa première visite officielle en Serbie depuis l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, un pays qui a maintenu des relations amicales avec Moscou malgré le conflit. Accueilli à l'aéroport par la ministre serbe de l'Énergie, Dubravka Djedovic Handanovic, le président ukrainien a dîné avec son homologue serbe, Aleksandar Vucic. Il ne s'était jamais rendu en Serbie depuis son arrivée au pouvoir en 2019.
Sur son canal Telegram, M. Zelensky a annoncé des « entretiens importants » avec M. Vucic et le premier ministre serbe, Djuro Macut, portant sur « l'expansion des liens économiques », les relations avec l'Union européenne et des « questions de sécurité ». M. Vucic avait précisé que les discussions aborderaient également la coopération énergétique, domaine dans lequel la Serbie reste très dépendante de la Russie. Belgrade n'a pas rejoint les sanctions européennes contre Moscou, une position que M. Vucic a réaffirmée, indiquant qu'elle resterait inchangée « jusqu'à nouvel ordre ».
Selon un haut responsable ukrainien cité par l'AFP, l'objectif de Kiev est de « détacher les Serbes du camp de la Russie », ce déplacement étant décrit comme une « gifle » pour Moscou. Les services de renseignement extérieurs russes avaient accusé en mai 2025 les entreprises d'armement serbes de vendre des munitions à l'Ukraine via des pays tiers, accusations suivies de la promesse de M. Vucic de suspendre les contrats en cas de suspicion sur le destinataire final. M. Vucic, qui a rencontré son homologue russe à Moscou en mai 2025 puis à Pékin en septembre, s'est rendu en Ukraine en juin 2025 pour un sommet à Odessa et de nouveau à Kiev en juillet 2025, sans toutefois se joindre à une déclaration de soutien formelle.
L'opposition serbe a critiqué la visite. Le mouvement parlementaire « Nous sommes la force du peuple » a estimé qu'elle porterait atteinte aux relations de Belgrade avec Moscou, jugeant le mandat de M. Zelensky expiré. L'ancien vice-premier ministre Aleksandar Vulin y a vu une « vengeance » de l'Union européenne, tandis que le chef de la Nouvelle Démocratie serbe, Milos Jovanovic, a décrit cette visite comme partie d'un contexte géopolitique plus large visant à réduire l'influence russe dans les Balkans. Des intellectuels serbes ont également recueilli des signatures pour protester contre l'invitation.
La visite intervient alors que M. Vucic tente d'équilibrer les liens traditionnels de la Serbie avec Moscou et la pression de Bruxelles pour aligner sa politique étrangère. Le processus d'adhésion de la Serbie à l'Union européenne a stagné, en partie en raison des politiques de Belgrade envers la Russie, et la Serbie a été avertie qu'elle pourrait perdre l'accès aux fonds européens. M. Vucic fait par ailleurs face à une année de protestations menées par des jeunes après la catastrophe ferroviaire de novembre 2024, qui a fait 16 morts. Les deux présidents doivent s'entretenir officiellement samedi au palais présidentiel et faire une déclaration à la presse, selon la présidence serbe.
| Presse russe et CEI | −0.80 | critical |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | 0.00 | neutral |
| Presse chinoise | −0.10 | neutral |
| Presse arabe Levant-Maghreb | 0.00 | neutral |
The EU imposes Zelensky's visit on Belgrade as revenge for not signing the anti-Russian declaration, threatening Serbia's historic ties with Moscow and its energy sovereignty.
It projects a narrative of external (EU) interference in Serbian internal affairs, turning a diplomatic event into an act of coercion and delegitimizing the Ukrainian actor as a tool of this pressure.
Any mention of the possibility that Serbia is seeking an autonomous balance between East and West, or that the meeting could have substantial economic content for Belgrade, as emerges from other sources, is omitted.
Ukraine takes a diplomatic step by opening an economic and political dialogue with Serbia, a country traditionally linked to Russia, within the framework of normal international relations.
It normalizes the event by framing it as diplomatic routine, stripping it of conflictual geopolitical connotations and presenting it as an opportunity for dialogue between two sovereign states.
The strong internal Serbian dissent against the visit is omitted, as are the accusations of Zelensky's illegitimacy and EU pressure, elements central to the Russian coverage.
Serbia, under pressure between its Russian legacy and European ambitions, receives Zelensky for a delicate diplomatic balancing act.
It adopts a perspective of geopolitical realism, describing the visit as a calculated move in a context of great power competition, without taking a clear moral stance.
The strong negative characterization of Zelensky and the EU present in the Russian press is omitted, as is the dimension of 'revenge' or coercion.
Ukraine and Serbia initiate a direct dialogue, with Kyiv seeking to expand its diplomatic horizons in a country traditionally linked to Russia.
It adopts an essential news style, reporting bare facts without framing them in a context of conflict or external pressure, limiting itself to citing official statements.
Any reference to internal Serbian protests, the question of Zelensky's legitimacy, or EU pressure, elements present in other blocs, is omitted.
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