
Italie : l’ex-général Vannacci lance son parti d’extrême droite et défie Meloni
Avec son nouveau mouvement Futuro Nazionale, Roberto Vannacci bouscule la droite italienne et pourrait fragiliser la coalition gouvernementale avant les élections de 2027.
Rome, auditorium della Conciliazione, à deux pas du Vatican. C’est là que Roberto Vannacci, ancien général et eurodéputé, a tenu le congrès fondateur de son parti, Futuro Nazionale, les 22 et 23 mars. Environ 1500 délégués ont assisté à la messe politique, ouverte par la prière du parachutiste français André Zirnheld et l’hymne national. La presse italienne, de Domani à Libero, décrit un rassemblement où se mêlent symboles martiaux, rhétorique des « fils de personne » et slogans souverainistes – « l’Italie aux Italiens ». Le quotidien allemand FAZ souligne la nature « d’extrême droite » du nouveau parti, tandis que le South China Morning Post y voit une menace pour la stabilité du gouvernement de Giorgia Meloni, alliée de Trump.
Le programme de Futuro Nazionale reste nébuleux, au-delà de quelques marqueurs : « remigration », rejet de l’Union européenne « en miettes », défense de la « race blanche » et instauration d’un « revenu maternel ». Vannacci, qui se présente en outsider contempteur des élites, cible explicitement la droite de gouvernement, jugée trop timorée. Selon des analystes transalpins, il capitalise sur le mécontentement des électeurs conservateurs sans jamais évoquer une adhésion formelle à la coalition centre-droite, creusant un espace politique entre la Lega de Salvini et Fratelli d’Italia. Un sondage cité par Affari Italiani crédite Futuro Nazionale de 5,1 % d’intentions de vote, en siphonnant principalement l’électorat léguiste et, dans une moindre mesure, celui du parti melonien.
La majorité gouvernementale a réagi avec virulence. Forza Italia et Fratelli d’Italia accusent Vannacci d’être une « cinquième colonne de la gauche », selon les propos rapportés par Il Giornale. Antonio Tajani et Francesco Lollobrigida voient dans ce parti dissident un facteur d’instabilité qui pourrait faire le jeu de l’opposition. Cette fracture illustre les tensions internes à un bloc conservateur qui, jusqu’ici, assurait la cohésion de l’exécutif. La presse germanophone note que, dans un paysage européen déjà fragmenté, cette radicalisation supplémentaire du débat italien affaiblit la voix de Rome sur la scène continentale.
À l’approche des élections générales de 2027, l’irruption de Vannacci introduit une dose d’incertitude dans le système politique italien. S’il franchit le seuil électoral des 3 %, il pourrait se poser en force d’appoint ou de blocage, compliquant la formation d’un gouvernement. Les observateurs d’Asie soulignent le risque de paralysie institutionnelle, alors que l’Italie doit gérer les conséquences du plan de relance européen et les flux migratoires en Méditerranée. Dans le monde francophone, où les diasporas africaines et les capitales européennes scrutent ces évolutions, la banalisation du discours de « remigration » inquiète. Le général, en réinventant la droite radicale italienne, pourrait ainsi redessiner non seulement l’avenir de la Péninsule, mais aussi les équilibres d’une Union déjà sous tension.
| Presse chinoise | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.60 | critical |
L’ancien général italien Roberto Vannacci a lancé le parti d’extrême droite Futuro Nazionale, rassemblant des foules près du Vatican et défiant directement la Première ministre Giorgia Meloni. Sa montée rapide menace de déstabiliser la coalition de centre-droit, jetant l’incertitude sur l’avenir du gouvernement. Les observateurs notent que l’attrait d’outsider de Vannacci redessine la droite italienne.
Le parti d’extrême droite de Roberto Vannacci, Futuro Nazionale, a tenu son congrès fondateur à Rome, marqué par des slogans radicaux et une prière de parachutiste. Les leaders du centre-droit l’accusent d’aider la gauche et de fragmenter le vote conservateur, alors que les sondages suggèrent que son mouvement pourrait siphonner des soutiens cruciaux à la coalition de Meloni. Le mélange de souverainisme, de discours anti-UE et de gestes nostalgiques alerte tout l’échiquier politique italien.
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