
Kiribati et Nauru bloquent une condamnation du tir de missile chinois au Forum du Pacifique
La réunion des ministres du Pacifique à Suva n'a pu condamner le tir de missile chinois, Kiribati et Nauru bloquant toute déclaration, au grand dam de Wellington et Canberra.
La réunion des ministres des Affaires étrangères du Forum des îles du Pacifique (PIF), tenue le 7 août 2026 à Suva (Fidji), s'est achevée sans déclaration commune condamnant le récent tir d'essai d'un missile balistique intercontinental chinois. Selon plusieurs sources au sein du PIF citées par la Australian Broadcasting Corporation et l'agence Reuters, deux États membres, Kiribati et Nauru, ont opposé leur veto à tout texte critiquant Pékin, empêchant l'adoption d'une position unanime pourtant soutenue par une large majorité des dix-huit pays représentés.
Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères, Winston Peters, a exprimé sa frustration, affirmant que ces deux pays « répondaient aux souhaits d'un partenaire extérieur » sans nommer explicitement la Chine, tout en dénonçant une logique « absente » de leur position. La ministre australienne Penny Wong a, pour sa part, appelé les ministres à faire preuve de « leadership », rappelant que la majorité des dirigeants du Pacifique avaient déjà exprimé publiquement leurs inquiétudes quant à ce tir. Un responsable tuvaluan, Pasuna Tuaga, a décrit la peur d'un tsunami ressentie par la population de l'archipel, le plus proche du point d'impact, comparant l'événement à une « invasion du domicile ».
Le tir, survenu le mois précédent, a atterri dans une zone océanique située entre les îles Salomon, Nauru et Tuvalu, selon des observateurs. Tuvalu a demandé à l'Australie, à la France et aux États-Unis de rechercher l'ogive factice dans les eaux voisines. Le blocage de Kiribati et Nauru, deux nations ayant renforcé leurs liens avec Pékin ces dernières années, illustre les divisions régionales face à l'influence croissante de la Chine, qui a étendu sa présence par des financements d'infrastructures et une coopération sécuritaire.
Le communiqué final de la réunion ministérielle devrait rester muet sur le tir de missile, mais les membres du PIF se sont accordés pour poursuivre les discussions en vue d'un éventuel accord avant le sommet des dirigeants prévu à Palau début septembre. Le ministre des Affaires étrangères des Îles Salomon, Rick Houenipwela, qui présidait la réunion, a insisté sur la nécessité que l'agenda du Pacifique soit « conçu par le Pacifique, façonné par le Pacifique et uniquement par le Pacifique », appelant à éviter la fragmentation.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse chinoise | +0.40 | aligned |
| Presse nippo-coréenne | −0.50 | critical |
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.20 | neutral |
La Chine a tenté d'influencer le Forum des îles du Pacifique, et certains États insulaires ont cédé : l'Occident ne doit pas baisser la garde.
Il attribue le blocage à la manipulation chinoise et transforme un dissentiment interne en preuve d'ingérence, renforçant le cadre « eux contre nous ».
Il ne rapporte pas les raisons du refus de Nauru et Kiribati, les présentant comme simplement influencées par Pékin.
Pékin rejette les accusations et souligne que ce sont Tokyo et ses alliés qui se réarment et manipulent le récit ; la Chine agit pour la stabilité régionale.
Il inverse le rapport victime-agresseur, déplaçant l'attention du tir de missile vers la prétendue campagne de dénigrement japonaise et occidentale, faisant de la Chine une cible plutôt qu'un acteur déstabilisateur.
Il laisse de côté les préoccupations concrètes de sécurité des États insulaires, comme l'absence de préavis et le risque de tsunami, présentes dans d'autres comptes rendus.
Les petites nations du Pacifique vivent directement la menace chinoise : un missile sans préavis peut provoquer une catastrophe, et la communauté internationale ne peut l'ignorer.
Il utilise le témoignage d'un petit État vulnérable pour humaniser une menace stratégique, transformant un essai militaire en danger concret pour des peuples innocents.
Il ne contextualise pas le tir comme faisant partie de la posture militaire habituelle de la Chine et ne rapporte pas les arguments de dissuasion de Pékin ; il omet aussi que d'autres États du Pacifique ont refusé de le condamner.
La région est divisée : certains États veulent une condamnation nette, d'autres préfèrent ne pas irriter Pékin. Le résultat est une paralysie qui reflète la complexité géopolitique du Pacifique.
Il adopte un ton détaché et attribue l'échec à la diversité des intérêts entre États insulaires, évitant de diaboliser un acteur et normalisant le dissentiment.
Il n'approfondit pas les raisons spécifiques des deux pays qui ont bloqué la déclaration, ni les pressions qu'ils auraient pu subir, se contentant d'enregistrer leur opposition.
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