
L’emploi européen en 2026 : entre embellie italienne et intégration espagnole
Au premier trimestre, le taux d’emploi dans l’UE atteint 76,3 % : l’Italie enregistre la plus forte hausse grâce aux réformes, tandis que l’Espagne voit l’immigration dopée par une régularisation massive.
Selon les données d’Eurostat, le marché du travail européen affiche au premier trimestre 2026 une amélioration timide : le taux d’emploi des 20-64 ans grimpe à 76,3 % (+0,1 point) et l’indicateur de sous-emploi recule à 10,9 %. Derrière cette moyenne, les disparités restent vives. L’Italie se détache avec une progression trimestrielle de 0,5 point, la plus forte de l’Union. La Belgique, Chypre, la Lituanie, la Slovaquie et la Suède engrangent chacune 0,4 point supplémentaire, confirmant une dynamique inégale mais réelle dans plusieurs régions du continent.
Rome attribue ce regain à la stabilité gouvernementale et à un train de mesures favorables aux entreprises. L’institut national de la statistique italien annonce un taux de chômage historiquement bas de 5,3 % et un taux d’emploi de 62,7 %. La production industrielle progresse de 1,3 % sur un an, tandis que les salaires conventionnels augmentent de 3,1 %, dopés par des allègements fiscaux ciblés. Des dispositifs comme le « plan Industrie 4.0-5.0 », les zones économiques spéciales et l’hyper-amortissement auraient restauré la confiance patronale.
À l’opposé, en Espagne, la donne démographique transforme le marché du travail. Les chiffres de la Sécurité sociale pour mai révèlent un record de 3,36 millions de cotisants étrangers, soit 111 301 de plus en un mois et près de 289 000 sur un an – une croissance quatre fois supérieure à celle de l’ensemble des affiliations. Cette envolée fait suite au vaste processus de régularisation engagé en avril par le gouvernement Sánchez. Aujourd’hui, environ 15 % des postes de travail sont tenus par des immigrés, redessinant en profondeur le visage de l’emploi dans la péninsule.
Ces deux modèles illustrent les voies contrastées qu’emprunte le Vieux Continent pour répondre à ses besoins de main-d’œuvre. Tandis que l’Italie mise sur le soutien à l’industrie et la défiscalisation, l’Espagne absorbe une immigration déjà présente en lui ouvrant l’accès au travail déclaré. Les pays francophones ne sont pas en reste : la Belgique affiche des progrès notables, et la part des travailleurs issus d’Afrique subsaharienne ne cesse de croître dans l’Hexagone comme au Canada. Reste que le sous-emploi européen demeure élevé, rappelant l’urgence de politiques conjuguant intégration, qualification et lutte contre la précarité. Les mois à venir diront si cette embellie fragile résiste aux incertitudes du commerce mondial.
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| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
Les médias de la Méditerranée européenne présentent une vue contrastée de l'emploi : ils célèbrent les succès revendiqués par le gouvernement italien tout en tirant la sonnette d'alarme sur la croissance de l'emploi des immigrés en Espagne, mêlant souvent fierté nationale et angoisses démographiques.
Les médias du Golfe rapportent sobrement les derniers chiffres d'Eurostat sur l'emploi européen, sans commentaire politique, notant la légère hausse à 76,3 % et les disparités entre États membres.
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