
L’Iran mis en demeure par 22 pays de cesser ses opérations clandestines à l’étranger
Une coalition transatlantique dénonce l’usage d’« ignobles » réseaux criminels par les Gardiens de la révolution pour frapper opposants et intérêts israéliens en Europe, en Amérique du Nord et en Océanie.
Vingt-deux États, parmi lesquels les États-Unis, le Canada, l’Australie et plusieurs pays européens, ont publié jeudi une déclaration commune exigeant que l’Iran mette fin immédiatement aux « assassinats, enlèvements, intimidations et autres formes d’agression » perpétrés sur leur territoire. Cette mise en garde, d’une rare fermeté, cible directement l’appareil sécuritaire de Téhéran, accusé de recourir à des gangs criminels locaux et internationaux pour mener des actions de déstabilisation.
Le texte, dont la tonalité rappelle les précédentes condamnations occidentales des activités du Hezbollah, pointe nommément le service de renseignement des Gardiens de la révolution (IRGC) et la Force Qods, sa branche chargée des opérations extérieures. Selon les signataires, ces entités sont impliquées dans des « conspirations meurtrières et des actes malveillants » visant des dissidents iraniens, des journalistes, ainsi que les communautés et intérêts juifs et israéliens. La déclaration insiste sur le caractère inacceptable de ces pratiques qui « portent atteinte à la souveraineté nationale et aux normes internationales ».
La dimension géographique de l’initiative souligne l’inquiétude partagée sur trois continents. En Europe, des enquêtes antérieures ont déjà mis au jour des projets d’attentats en France, au Danemark ou en Belgique, souvent exécutés par des intermédiaires pour le compte de Téhéran. L’Amérique du Nord n’est pas épargnée, comme l’ont montré les récentes inculpations de membres présumés d’un réseau iranien aux États-Unis et au Canada. L’Océanie, représentée par l’Australie, complète ce front commun face à ce que plusieurs capitales qualifient désormais de « terrorisme d’État transfrontalier ».
Au-delà du réquisitoire, cette déclaration marque une volonté d’unité diplomatique et sécuritaire. En exigeant que « ces agissements cessent maintenant », les vingt-deux pays signifient à Téhéran qu’ils ne toléreront plus de voir leurs territoires transformés en champs de bataille indirects. Cette pression coordonnée pourrait préfigurer de nouvelles sanctions, notamment à l’encontre de l’IRGC, déjà classé comme organisation terroriste par plusieurs des signataires. Elle intervient alors que les négociations sur le nucléaire iranien sont au point mort et que les relations entre l’Iran et l’Occident continuent de se dégrader.
Reste à évaluer si l’avertissement produira l’effet escompté. Les précédentes tentatives d’isoler le régime iranien n’ont guère infléchi sa stratégie asymétrique, fondée sur le recours à des proxys et à des opérations clandestines. Mais en élargissant le cercle des pays qui s’estiment directement menacés, cette déclaration pourrait renforcer la légitimité d’une riposte plus musclée, tout en rappelant aux opinions publiques occidentales que la menace persiste, y compris sur le sol même des démocraties.
| Presse européenne continentale | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.50 | critical |
| Presse du Golfe arabe | −0.70 | critical |
| Presse indienne et sud-asiatique | −0.60 | critical |
The 22-nation statement condemns Iran's extraterritorial attacks as violations of sovereignty, urging an immediate halt.
22 countries call on Iran to cease attacks on their soil, labeling the actions as unacceptable.
22 states denounce Iran's 'cross-border terrorism', warning that such acts threaten stability and sovereignty.
22 nations, including the US, warn Iran to stop attacks on their soil, citing violations of sovereignty.
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