
La dernière respiration de Dick Parry, saxophoniste d’exception et âme sonore des Pink Floyd
David Gilmour a annoncé la mort de son ami d’enfance, dont le souffle a marqué à jamais The Dark Side of the Moon et Wish You Were Here, et qui avait réuni le groupe au Live 8.
C’est par un message sobre et chargé d’émotion sur les réseaux sociaux que David Gilmour, guitariste et voix des Pink Floyd, a révélé la disparition du saxophoniste Dick Parry, à l’âge de 83 ans. « Mon cher ami Dick Parry est mort », a écrit le musicien, rappelant qu’ils jouaient ensemble depuis l’âge de 17 ans dans diverses formations, avant de sceller leur complicité au sein du groupe britannique. Né en décembre 1942 dans le Suffolk, Parry était resté jusqu’au bout une figure discrète, mais son timbre immédiatement reconnaissable a offert au rock progressif certains de ses solos les plus mémorables.
La presse européenne a unanimement salué l’artisan d’une révolution sonore. En Italie, les quotidiens Il Post et Il Giornale ont insisté sur la dimension ineffable de son jeu – un mélange de lyrisme et de retenue qui, sur « Shine On You Crazy Diamond » ou « Us and Them », transformait chaque note en respiration méditative. L’agence ANSA a souligné que Gilmour lui-même comparait cette signature à une « beauté immense connue de millions de personnes ». Du côté espagnol, La Gaceta a rapporté les hommages d’autres légendes, comme Graham Nash, qui a célébré un « ton de saxophone incomparable », confirmant que l’empreinte de Parry dépassait largement le cercle des fans du Floyd.
L’angle russe, porté par le quotidien Kommersant, a mis en lumière un aspect plus spectaculaire : la capacité de Parry à porter simultanément deux instruments pour passer, en plein solo, du saxophone baryton au ténor sans jamais rompre l’élan. Cette prouesse technique, immortalisée lors des tournées de 1973 à 1977, puis pendant la réunion historique du Live 8 en 2005, incarnait une maîtrise qui n’appartenait qu’à lui. Ce concert planétaire, dédié à l’effacement de la dette africaine, avait résonné avec une force particulière dans l’espace francophone – du Québec à Kinshasa, où l’aura des Pink Floyd s’est toujours mêlée aux espoirs de transformation sociale.
Au-delà de son apport aux trois albums mythiques du groupe – The Dark Side of the Moon, Wish You Were Here et The Division Bell –, Dick Parry avait également collaboré avec John Entwistle ou Rory Gallagher, preuve d’une polyvalence que les amateurs de rock européens et canadiens ont appris à chérir. Sa mort, dont les causes n’ont pas été précisées, referme un chapitre d’une histoire musicale qui a fait dialoguer les continents, bien au-delà des frontières de son Angleterre natale. Reste, impérissable, le grain inimitable d’un saxophone qui continue de hanter les sillons des vinyles et les mémoires collectives.
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| Presse européenne continentale | +0.60 | aligned |
The passing of Dick Parry, historic saxophonist for Pink Floyd, is reported in a descriptive and sober tone. His contribution to iconic songs like 'Money' and 'Us and Them' is highlighted, but without excessive emotional emphasis. The news is presented as a musical chronicle, focusing on his career and collaborations.
The death of Dick Parry is remembered with respect and a certain nostalgia, highlighting his role in making Pink Floyd's hits immortal. David Gilmour's announcement is mentioned, and the importance of his sax solos in rock history is emphasized. The tone is measured, focusing on his career and musical legacy.
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