
Le départ amer d'Antonio Conte de Naples ouvre une nouvelle ère d'incertitudes
Après deux saisons dont un scudetto, le technicien quitte le club en dénonçant un climat toxique, la presse italienne s’interrogeant sur sa succession et un possible avenir en sélection.
L’annonce est tombée au soir de la dernière journée de Serie A, comme un coup de théâtre attendu mais aux accents de rupture. Antonio Conte, l’entraîneur qui avait ramené le scudetto à Naples en 2025, a officialisé son départ à l’issue d’une conférence de presse conjointe avec le président Aurelio De Laurentiis, dimanche, après la victoire 1-0 sur l’Udinese. Le technicien quitte le club sur un bilan contrasté : un titre historique suivi d’une deuxième place à onze points de l’Inter Milan, et une élimination précoce en phase de groupes de la Ligue des champions, compétition où son bilan reste contesté. La presse anglophone, notamment britannique, a salué l’honneur que Conte dit avoir ressenti, mais c’est la tonalité des médias italiens qui a révélé une réalité bien plus acide.
Les quotidiens transalpins, au premier rang desquels MillenniuM, ont largement relayé la charge venimeuse du technicien. « J’ai échoué sur un point : je n’ai pas réussi à apporter de la compacité à Naples », a-t-il déclaré, avant de dénoncer « beaucoup de poisons » et de qualifier ceux qui les répandent de « ratés ». Ces mots d’une rare virulence, prononcés alors que De Laurentiis se tenait à ses côtés, dépeignent une fracture interne que le titre de l’année précédente n’avait fait que masquer. Conte a révélé avoir pris sa décision un mois plus tôt, le président l’ayant simplement invité à réfléchir jusqu’au bout. Ce climat délétère éclaire la rapidité avec laquelle le club a publié un sobre « Grazie, Mister ! » sur ses réseaux sociaux dès le lendemain, reléguant aux oubliettes les célébrations du scudetto.
Si la presse italienne se focalise sur l’amertume de la rupture, un quotidien suisse alémanique, Blick, déplace le regard vers l’avenir immédiat de Conte. Le technicien de 56 ans serait pressenti pour reprendre l’équipe nationale italienne, une hypothèse qui circule avec insistance outre-Rhin. Cette perspective, nourrie par le départ du sélectionneur actuel, offrirait à Conte un nouveau défi à la hauteur de son tempérament volcanique, mais aussi un terrain où son incapacité à gérer les « poisons » internes pourrait se révéler moins exposée. En parallèle, l’agence de presse italienne Adnkronos a dévoilé les premières pistes pour le banc napolitain : Vincenzo Italiano, Massimiliano Allegri et même, fugacement, Maurizio Sarri, dont le retour semble toutefois improbable, celui-ci étant pressenti à l’Atalanta.
Ce divorce par consentement amer ouvre une phase d’incertitudes pour le Napoli, contraint de reconstruire un projet autour d’un entraîneur capable d’apaiser les tensions tout en maintenant une exigence de résultats en Europe. Pour Conte, l’expérience napolitaine confirme une trajectoire où l’intensité du court terme finit souvent par se fracasser sur les dynamiques humaines de la durée. Les observateurs européens, de Londres à Zurich en passant par Rome, suivront avec attention si ce départ marque un nouveau cycle de turbulences à Naples ou une simple transition. L’équilibre est fragile dans un club où la passion peut aussi bien porter que consumer.
| Presse africaine subsaharienne | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.30 | critical |
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
Conte quitte Naples un an après le titre, en annonçant son départ après le dernier match. La saison s'achève sur une deuxième place à onze points de l'Inter et une élimination précoce en Ligue des champions.
Les adieux de Conte sont marqués par une énième polémique : il reconnaît avoir échoué à souder l'effectif, dénonçant des poisons et des attaques internes. Le club le remercie mais envisage déjà des successeurs, tandis que le poste de sélectionneur national se profile.
Naples a annoncé le départ de Conte après deux saisons. Il avait remporté le championnat dès sa première année, mais cette saison l'équipe a terminé deuxième et n'a pas franchi la phase de groupes de la Ligue des champions.
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