
Le premier ministre canadien Mark Carney retire sa confiance au président de la FIFA Gianni Infantino
Après l’abandon d’un projet de filiale commerciale tenu secret, le dirigeant canadien juge « fatale » la gouvernance d’Infantino, fragilisé jusqu’au sein de son organisation.
La crise de gouvernance à la FIFA a franchi un nouveau seuil mercredi lorsque le premier ministre du Canada, Mark Carney, a publiquement déclaré n’avoir « aucune confiance » en Gianni Infantino. S’exprimant à Toronto au lendemain de la Coupe du monde 2026 co-organisée par son pays, le dirigeant libéral a estimé que le fait d’avoir caché à ses plus proches collaborateurs un projet d’ouverture aux investisseurs privés était une faute « fatale ». « Ce n’est pas ainsi qu’on dirige une entreprise, même petite, et encore moins une institution avec des responsabilités internationales », a-t-il martelé, fort de son expérience à la tête de la Banque d’Angleterre.
La controverse porte sur la FIFA Forward Enterprise, une société extérieure destinée à gérer les droits commerciaux des compétitions phares, dont la Coupe du monde. Le projet, évalué à 20 milliards de dollars selon certaines sources, a été retiré samedi soir par Infantino après une levée de boucliers mondiale. L’UEFA avait menacé de boycotter les tournois de la FIFA, tandis que la CONCACAF, confédération nord-américaine, dénonçait une direction qui « a cessé de placer le football au premier plan ». Le premier ministre britannique Andy Burnham avait lui aussi jugé Infantino incapable de « mener le football sur la scène mondiale ».
La fronde est également interne. Carlos Cordeiro, conseiller principal d’Infantino et ancien banquier de Goldman Sachs, a démissionné vendredi en appelant d’autres cadres à s’exprimer. Mark Carney, qui dit connaître Cordeiro depuis plus de trente ans, a salué un homme « d’une très grande intégrité ». Quelques heures plus tard, le directeur des opérations Kevin Lamour dénonçait un « projet d’une seule personne » et affirmait que le personnel s’était senti « trompé » par le manque de transparence du président.
Réuni en urgence mercredi au Maroc avec les directeurs de l’instance, Infantino, seul candidat déclaré à sa succession, voit son assise s’effriter. Quatre fédérations européennes – Finlande, pays de Galles, Serbie et Suède – lui ont déjà retiré leur soutien. La prochaine élection présidentielle, prévue en mars 2027 à Rabat, s’annonce comme un test décisif pour le dirigeant italo-suisse, dix ans après son arrivée à la tête du football mondial.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.30 | critical |
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| Presse africaine subsaharienne | −0.50 | critical |
| Presse européenne continentale | −0.40 | critical |
Carney, fort de son expérience dans la gestion d'organisations complexes, se pose en défenseur de la transparence et de la bonne gouvernance dans le football mondial.
Le bloc renforce la crédibilité de Carney en citant à plusieurs reprises ses rôles passés (banquier central, chef d'organisations) pour présenter sa critique comme autoritaire et non partisane.
Ne mentionne pas les critiques de l'UEFA et les appels à la démission déjà apparus à l'international, se concentrant uniquement sur la position de Carney.
La communauté internationale, avec le Canada en première ligne, demande la démission d'Infantino pour avoir miné la crédibilité de la FIFA.
Le bloc construit un récit de pression mondiale croissante en reliant la déclaration de Carney aux critiques antérieures de l'UEFA et d'autres, créant un sentiment d'inévitabilité.
N'explore pas les arguments spécifiques de gouvernance soulevés par Carney, se concentrant plutôt sur l'élan politique contre Infantino.
La FIFA est en crise et Infantino en est responsable; le premier ministre canadien se joint au chœur de critiques qui réclament sa tête.
Le bloc utilise un langage dramatique ('crise', 'tacle') et présente l'histoire comme faisant partie d'une crise en cours, impliquant que la position d'Infantino est intenable.
N'approfondit pas les raisons de gouvernance spécifiques soulevées par Carney, préférant un récit de crise générique.
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