
Tom Homan justifie les tirs de l'ICE et réclame des caméras-piétons
Le « tsar de la frontière » américain affirme que les migrants tués auraient survécu s'ils avaient obéi, tandis que les démocrates exigent un déploiement accéléré des caméras.
Le coordinateur des politiques migratoires de la Maison-Blanche, Tom Homan, a déclaré lundi que les migrants abattus par des agents du Service de l'immigration et des douanes (ICE) au cours des derniers jours « seraient en vie aujourd'hui » s'ils avaient obéi aux ordres des forces de l'ordre. Interrogé par des journalistes devant la Maison-Blanche, Homan a affirmé que « tout se résume à un fait simple : ces personnes n'ont pas obéi aux ordres des autorités », selon le quotidien espagnol El Universal. Il a également évoqué les décès de deux citoyens américains lors d'opérations de l'ICE en janvier dans le Minnesota, estimant que « je ne crois pas que beaucoup d'entre eux étaient vraiment des erreurs ».
Ces propos interviennent après une série d'incidents mortels. Le 14 juillet selon El Universal, ou le 15 juillet selon La Vanguardia, un ressortissant mexicain non identifié a été percuté par un camion en Floride alors qu'il fuyait des agents de l'ICE et de l'HSI. La Vanguardia, citant l'ONG Colectivo Árbol, identifie la victime comme Juan Jairo Coronilla Durán, 28 ans, un touriste muni d'un visa de visiteur arrivé deux jours plus tôt et possédant un billet de retour pour le Mexique. Par ailleurs, deux autres migrants ont été tués par balles lors de contrôles routiers : le Mexicain Lorenzo Salgado Araujo au Texas et un ressortissant colombien nommé Joan Durán par El Universal et Johan Sebastián Guerrero par ABC News dans le Maine. Aucune des victimes n'était la cible visée par l'opération, précise ABC News.
Face à ces drames, la question du port obligatoire de caméras-piétons par les agents de l'ICE est revenue au premier plan. Homan s'est dit « totalement partisan » de ces dispositifs, affirmant qu'ils « innocentent les agents 90 % du temps » et qu'il souhaite que « le peuple américain voie ce qu'un agent de l'ICE voit quand il agit », rapporte El Universal. Il a imputé le retard de déploiement aux démocrates du Congrès, qui auraient bloqué les budgets du ministère de la Sécurité intérieure pendant 44 jours. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a promis que tous les agents seraient équipés d'ici septembre, mais Homan a refusé de donner une date précise, évoquant la formation en cours du personnel chargé de gérer les systèmes vidéo.
De leur côté, un groupe de sénateurs démocrates, rejoint par l'indépendant Angus King, a adressé dimanche une lettre au secrétaire à la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, pour contester cette version. Ils affirment que le ministère « a eu plus que suffisamment de temps et de financement » pour distribuer les caméras, et rappellent que le directeur par intérim de l'ICE, David Venturella, s'était engagé devant le Congrès à ce qu'elles soient en place d'ici la fin juillet, considérant ce délai comme « un engagement ferme et contraignant », selon ABC News. Le ministère a suspendu la plupart des contrôles routiers la semaine dernière, mais le président Trump a annulé cette décision moins de 24 heures plus tard. Homan a confirmé que désormais tout contrôle routier devra impliquer au moins un agent muni d'une caméra en fonctionnement, sans autre changement de politique annoncé. Les enquêtes sur les tirs se poursuivent, et Homan a renvoyé les questions sur l'éventuel passé problématique de l'agent impliqué dans le Maine à l'enquête en cours.
| Presse atlantique / anglosphère | +0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.40 | critical |
| Presse latino-américaine | −0.80 | critical |
| Presse russe et CEI | −0.70 | critical |
The incident is contextualized as a difficult but necessary law enforcement action. Homan's defense is presented as a matter of procedure and security, with emphasis on the legality and the threat posed by the individual.
The incident is portrayed as a symptom of aggressive US immigration enforcement. Homan's defense is met with skepticism, highlighting the human cost and potential overreach.
The shooting is condemned as an act of violence against migrants, with Homan's justification seen as a cover for systemic abuse. The narrative centers on the victim and the broader impact on Latin American communities.
The incident is used to highlight US hypocrisy on human rights. Homan's defense is portrayed as a typical authoritarian response, with Russia positioning itself as a defender of international law.
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