
Le Royaume-Uni sanctionne six banques russes, des navires et des importateurs de métaux
Londres a élargi son régime de sanctions contre Moscou, visant six banques, six navires, cinq entreprises russes et une société indienne de gestion navale.
Le 6 août, le Royaume-Uni a annoncé un nouveau train de sanctions contre la Russie, visant six banques russes (Ozon Bank, Roseximbank, Center-invest, Realist Bank, Stavr Bank et Teleport Bank), six navires, cinq entreprises russes (Severny Inzhiniring, MetallKomplekt, NIKom, Promsiz et Tekhnolyuks), une société de gestion navale indienne (Frion Ship Management) et un dirigeant d'entreprise, Alexandre Jdanov, directeur général du producteur de gaz industriels Siltron. Selon le gouvernement britannique, ces mesures portent à 13 le nombre de nouvelles désignations et prévoient notamment le gel des avoirs, l'interdiction des services de fiducie et des restrictions sur les relations de correspondance bancaire.
Le Foreign Office justifie ces restrictions par le fait que ces banques opèrent dans le secteur financier stratégique pour le gouvernement russe. Ozon Bank, qui avait déjà été sanctionnée par les États-Unis en 2022 puis par l'Union européenne en juillet, a réagi en affirmant que ces mesures n'affecteraient pas ses opérations. La banque précise qu'elle ne détient pas d'actifs à l'étranger, ne recourt pas au système SWIFT et n'utilise que l'infrastructure financière russe pour servir ses clients, qui continuent à utiliser leurs comptes et cartes sans restriction.
Les navires ciblés sont accusés par Londres de composer la « flotte fantôme » qui contourne le plafonnement des prix du pétrole et les restrictions commerciales. Parmi les entreprises russes sanctionnées, quatre sont responsables de l'importation de tantale et de niobium, des métaux rares employés dans la fabrication d'équipements militaires. Severny Inzhiniring, filiale du groupe énergétique Novatek créée en mars, est visée pour ses activités dans le secteur énergétique stratégique, tandis que la société indienne Frion Ship Management est suspectée d'avoir facilité la vente du navire Arctic Express à la Russie.
Depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022, le régime de sanctions britannique a frappé plus de 3 400 individus, entités et navires. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Ed Miliband, a déclaré que Londres continuerait d'intensifier la pression sur la Russie jusqu'à ce qu'une paix juste et durable soit atteinte. Ces nouvelles mesures s'inscrivent dans un effort plus large des Occidentaux pour tarir les revenus pétroliers de Moscou, tandis que l'Union européenne a récemment intégré dans son 21e paquet des sanctions contre 94 banques russes. La Russie dénonce régulièrement ces sanctions comme politiquement motivées, et l'ambassade russe à Londres n'a pas répondu dans l'immédiat aux demandes de commentaires.
| Presse russe et CEI | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | +0.30 | aligned |
Les sanctions britanniques sont inefficaces ; les banques russes continuent de servir les clients sans interruption. L'impact réel est nul, car nous sommes autosuffisants.
En citant à plusieurs reprises le déni de la banque et en soulignant l'absence d'actifs étrangers, le récit crée un sentiment d'invulnérabilité et rejette les sanctions comme étant performatives.
Le bloc russe omet la justification déclarée par le Royaume-Uni de couper le financement de la guerre et le ciblage de la flotte fantôme et des importateurs de métaux rares, se concentrant uniquement sur le déni de la banque.
Le Royaume-Uni prend des mesures décisives pour priver la Russie des ressources nécessaires à la poursuite de sa guerre illégale. Ces sanctions ciblent l'infrastructure financière et la flotte fantôme qui permettent l'agression russe.
En présentant les sanctions comme une réponse directe à la guerre russe et en soulignant le rôle du Royaume-Uni dans le soutien à l'Ukraine, le récit légitime les mesures comme nécessaires et justes.
Le bloc européen continental omet l'affirmation de la banque russe selon laquelle les sanctions n'ont aucun effet et que les opérations se poursuivent normalement, présentant plutôt les sanctions comme un coup dur pour l'économie de guerre russe.
Élargis ton regard
Provisionnement en hausse : les banques émergentes entre expansion du crédit et dégradation des actifs
2 langues · 6 sources
Depuis TechnologyMoscou encadre les SMS d'authentification des SIM d'enfants, sans interdire les réseaux sociaux
1 langue · 13 sources
Depuis Science & HealthDes chercheurs de Stanford créent pour la première fois des virus fonctionnels entièrement conçus par IA
7 langues · 24 sources