
Lula annonce sa guérison d’un cancer de la peau et se dit « bien et heureux »
À l’issue de quinze séances de radiothérapie, le président brésilien se déclare guéri et rassure ses alliés en Amérique latine.
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a déclaré vendredi 12 juin avoir terminé son traitement de radiothérapie préventive, qu’il suivait depuis fin mai à l’hôpital Sírio-Libanês de Brasilia. S’exprimant lors d’une cérémonie de lancement de crédits pour les livreurs à vélo, Lula a affirmé, avec un large sourire, être « bien et heureux » et guéri d’un cancer de la peau qui lui avait été retiré en avril. Les quinze séances de rayons visaient, selon ses propres termes, à « faire disparaître définitivement toute perspective » de récidive du carcinome basocellulaire diagnostiqué sur le cuir chevelu.
Ce type de cancer, fréquent et généralement bénin s’il est traité à temps, a néanmoins mobilisé l’attention des médias brésiliens et étrangers. La transparence affichée par le président de 80 ans contraste avec les silences qu’observent souvent les dirigeants sur leur santé. En faisant cette annonce lors d’un événement public consacré aux travailleurs précaires, Lula a habilement lié son propre rétablissement à la vigueur de son action gouvernementale, rappelant que les soins universels et l’accès à la santé sont au cœur de son projet politique.
La nouvelle a été largement relayée par la presse latino-américaine, de l’agence argentine NA au quotidien hispanophone américain La Opinión, signe de l’intérêt constant que suscite le chef de file de la gauche sud-américaine. Pour les capitales voisines, de Buenos Aires à Mexico, la santé de Lula est un baromètre de la stabilité régionale, à l’heure où le Brésil assume un rôle moteur au sein des BRICS et dans les négociations climatiques. En Europe, et particulièrement en France où l’on se souvient des cancers médiatisés de François Mitterrand ou de Dominique de Villepin, l’épisode rappelle la vulnérabilité des hommes d’État et la tension entre vie privée et exigence de transparence.
Alors que le mandat de Lula court jusqu’en 2026, cette parenthèse médicale refermée pourrait renforcer sa stature de survivant politique. Pourtant, l’âge du président et les rudes batailles législatives à venir imposent la prudence. La radiothérapie préventive, si elle écarte tout risque immédiat, ne garantit pas une immunité définitive. Pour le camp luliste, l’essentiel est ailleurs : en apparaissant « bien et heureux » sur l’estrade du Planalto, le dirigeant a rassuré ses partisans et envoyé un signal de continuité à tous ceux, en Amérique latine et au-delà, qui voient en lui un opposant résilient à la montée des droites radicales.
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