
Maroc : deux titulaires forfaits à la veille du choc contre le Brésil
Nayef Aguerd et Abdessamad Ezzalzouli, piliers des Lions de l’Atlas, déclarent forfait pour le Mondial 2026, remplacés à la hâte par Marwane Saadane et Amine Sbai avant l’ouverture contre le Brésil.
La nouvelle a éclaté tel un orage dans le ciel marocain, ce 11 juin 2026, jour d’ouverture de la Coupe du monde en Amérique du Nord. Alors que les Lions de l’Atlas s’apprêtent à défier le Brésil pour leur premier match, la liste des 26 joueurs enregistrée par la FIFA a révélé deux forfaits de taille : Nayef Aguerd et Abdessamad Ezzalzouli ne disputeront pas le tournoi. En lieu et place, le défenseur Marwane Saadane et l’attaquant Amine Sbai ont été convoqués, une substitution autorisée par le règlement mondialiste jusqu’à vingt-quatre heures avant le coup d’envoi de la compétition.
L’absence d’Aguerd, pilier de la défense et cadre de l’Olympique de Marseille, est le fruit d’une longue convalescence. Victime d’une fracture du pubis nécessitant une opération en mars, le stoppeur n’a jamais retrouvé l’intégralité de ses moyens, malgré une présence aux entraînements qui avait entretenu l’illusion. Ezzalzouli, lui, a payé le prix d’un choc au genou survenu en match de préparation face à la Norvège, privant le onze marocain de sa principale étincelle offensive. Deux blessures, deux symboles : l’ossature défensive et le souffle créatif se sont ainsi volatilisés.
Cette hécatombe est diversement commentée selon les latitudes. Au Brésil, la presse souligne combien cet affaiblissement ouvre une brèche inespérée pour la Seleção, qui redoutait la résilience des demi-finalistes de 2022. Dans le monde arabe, le ton est à la désolation : les supporters y voient un mauvais présage pour une équipe qui avait enchanté le Qatar. En France, où Aguerd brille en Ligue 1, on s’étonne que son remplaçant, Marwane Saadane, évolue dans le championnat saoudien, moins exposé ; tandis que la Belgique, par la voix de certains observateurs, rappelle que le Maroc avait bâti son succès sur un collectif plus que sur des individualités, ce qui pourrait atténuer l’impact de ces défections.
Pour le sélectionneur Mohamed Wahbi, le casse-tête est immédiat. Face au Brésil de Vinícius Jr., la charnière centrale, orpheline d’Aguerd, devra être recomposée avec des automatismes précipités. Sur les ailes, Sbai, peu capé et évoluant à Angers en Ligue 2, ne possède pas le même punch qu’Ezzalzouli. Pourtant, l’histoire récente du football marocain incite à la prudence : lors du dernier Mondial, les Lions avaient déjà surmonté des pépins physiques pour atteindre le dernier carré. Ce renouvellement forcé pourrait, paradoxalement, galvaniser un groupe soudé. À l’heure où le continent africain espère une confirmation de son ascension, les regards se tournent vers cette sélection qui, en dépit des embûches, rêve de déjouer les pronostics.
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.50 | critical |
Le forfait sur blessure de deux joueurs marocains clés est noté comme une anecdote dans le grand spectacle de la Coupe du monde. Les médias latino-américains maintiennent leur attention sur les intérêts commerciaux et l'enthousiasme local, considérant ces absences comme des imprévus ordinaires du football.
La nouvelle des blessures d'Aguerd et Zarzouli ébranle les espoirs du Maroc, les médias locaux parlant d'un coup dur. Pourtant, un ton pragmatique domine, appelant à une réorganisation et à la confiance en la profondeur de l'effectif pour surmonter ce revers.
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