
Gianni Infantino promet que l'Iran participera à la Coupe du monde 2026, même en bus
Le président de la FIFA affirme avoir garanti la présence de l'équipe iranienne au Mondial, malgré les tensions géopolitiques et les menaces de boycott des autorités iraniennes.
À la veille du coup d'envoi de la Coupe du monde 2026, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a tenu une conférence de presse où il a abordé les défis logistiques et politiques entourant la participation de l'Iran. Selon des sources iraniennes, Infantino a déclaré avoir promis que l'équipe nationale serait présente, même s'il devait lui-même se rendre à Téhéran en bus pour l'y conduire. Les joueurs iraniens auraient répondu qu'ils étaient prêts à prendre le volant si nécessaire, soulignant leur détermination à jouer malgré les obstacles. Ces propos interviennent dans un contexte de guerre de quarante jours entre l'Iran et les États-Unis, pays hôte des trois matchs de l'Iran dans le tournoi.
Les autorités iraniennes, notamment le président de la Fédération de football Mehdi Taj et le ministre des Sports Ahmad Donyamali, avaient précédemment menacé de boycotter la compétition en raison du conflit. Infantino a reconnu que les questions de visas et de billets avaient été au cœur des préoccupations ces dernières semaines, mais a insisté sur le fait que la FIFA ne permettrait pas à des problèmes extra-sportifs d'empêcher la participation d'une équipe qualifiée. Il a rappelé s'être rendu en mars dernier au camp d'entraînement de l'équipe iranienne en Turquie, en pleine guerre, pour montrer son soutien.
Du point de vue des observateurs européens, cette situation illustre les tensions croissantes entre le sport et la géopolitique. La FIFA, souvent critiquée pour son manque d'engagement politique, semble ici prendre position en faveur de l'universalité du football, mais au risque de s'aliéner certaines puissances. En Afrique et dans le monde francophone, où le football est un vecteur d'unité, la détermination de l'Iran est perçue comme un symbole de résistance face aux pressions extérieures. Cependant, des voix s'élèvent pour dénoncer l'instrumentalisation du sport par les régimes autoritaires.
À l'approche du tournoi, l'incertitude demeure quant à la capacité de l'Iran à surmonter les obstacles logistiques et sécuritaires. Infantino a réaffirmé que la FIFA ferait tout son possible pour faciliter la venue de l'équipe, mais les tensions diplomatiques pourraient encore compromettre sa participation. Cette affaire met en lumière les défis auxquels sont confrontées les instances sportives internationales dans un monde de plus en plus polarisé, où le terrain de jeu devient un champ de bataille politique.
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