
Moscou campe sur les « accords d’Anchorage » et rejette tout nouvel ultimatum sur l’Ukraine
Lors du forum Primakov, Sergueï Lavrov a réaffirmé l’attachement de la Russie aux ententes de 2025 avec Trump, tout en dénonçant un revirement américain après le G7 et en excluant toute concession supplémentaire.
La Russie a réitéré, mercredi 24 juin, son attachement aux « ententes » issues du sommet Trump-Poutine d’août 2025 en Alaska, tout en constatant l’absence de progrès diplomatique concret. S’exprimant lors du forum Primakov à Moscou, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a exclu toute solution temporaire ou tout ultimatum dicté par d’autres acteurs, et a indiqué que Moscou attend désormais des émissaires américains une clarification de la position de Washington après le sommet du G7 à Évian.
Selon les déclarations russes, le président Vladimir Poutine aurait accepté, à Anchorage, des propositions américaines prévoyant un arrêt des combats et l’ouverture de négociations, ce que Moscou présente comme un compromis initial. Les responsables russes estiment que les États-Unis s’éloignent aujourd’hui de ces paramètres, notamment après la rencontre entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky en marge du G7. D’après des sources occidentales, aucun accord formel n’a pourtant été scellé en Alaska, et la Maison-Blanche n’a jamais confirmé publiquement le scénario évoqué par Moscou — un retrait ukrainien du reste du Donbass en échange d’un gel des lignes de front. Les capitales européennes, de leur côté, ont réaffirmé à Évian la nécessité d’accroître la pression sur l’économie de guerre russe, une orientation que Moscou interprète comme un abandon par Washington de son rôle de médiateur.
Cette crispation diplomatique intervient dans un contexte militaire marqué par une intensification des frappes ukrainiennes en profondeur sur le territoire russe, y compris contre des infrastructures énergétiques. Kiev maintient qu’il ne cédera aucune portion de son territoire et justifie ces opérations comme un moyen de pression pour forcer la négociation. Les analystes russes et occidentaux convergent sur un constat : il n’existe à ce stade ni processus diplomatique structuré, ni proposition de règlement sur la table, en dépit des multiples navettes des envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner.
La Russie, qui se dit prête à écouter les prochains émissaires américains, conditionne toute reprise substantielle des pourparlers au respect des paramètres d’Anchorage et des accords d’Istanbul de 2022, tout en rejetant l’idée d’un simple cessez-le-feu sur la ligne de contact. En parallèle, Moscou suit de près les négociations entre Washington et Téhéran, se proposant comme facilitateur, et observe les signaux européens — Paris et Londres ayant dépêché des émissaires discrets — sans pour autant y voir une alternative aux canaux russo-américains. Le dossier ukrainien reste ainsi suspendu à la prochaine visite de Witkoff et Kushner, dont la date n’est pas encore arrêtée, et à la capacité de l’administration Trump à articuler une ligne claire entre pression sur Moscou et relance du dialogue.
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Russia reaffirms its own consistency and demands the same from the United States, positioning itself as the guarantor of bilateral agreements.
Through projection, Russia attributes to the United States its own claim of fidelity to the agreements, reversing the roles of accuser and accused.
Iran supports the Russian position as part of a common struggle against American unilateralism.
By universalizing the conflict, Iran turns a bilateral dispute into an episode of global resistance against US hegemony.
Israel aligns with the US security perspective and warns against Washington's ambiguities that could benefit Moscow.
Through a hierarchy of threats, Israel places the Russian demand in a regional security context, amplifying the risks to the Western order.
India observes the matter from a non-aligned perspective, without taking sides between the parties.
By adopting a pragmatic approach, India downplays the conflict's significance, presenting it as a normal diplomatic interaction.
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