
Guyana : le bilan du naufrage du ferry MV Barima s’élève à 53 morts
Les autorités ont révisé le nombre de victimes à la hausse, tandis que 76 personnes ont été secourues et que des questions persistent sur le nombre réel de passagers.
Le Premier ministre du Guyana, Mark Phillips, a annoncé mardi que le bilan du naufrage du ferry MV Barima, survenu dans la nuit du samedi au dimanche au large des côtes, s’est alourdi à 53 morts. Selon les déclarations rapportées par plusieurs médias, 76 personnes ont été secourues, un chiffre révisé par rapport aux 77 initialement communiquées. Les opérations de recherche, menées avec l’aide de plongeurs militaires français dépêchés depuis la Guyane voisine, se poursuivent dans une zone élargie, alors que des dizaines de passagers restent portés disparus.
L’incertitude demeure quant au nombre exact de personnes à bord au moment du drame. Le manifeste officiel ne faisait état que de 133 passagers, mais le Premier ministre Phillips s’est dit « confiant » que 179 personnes se trouvaient sur le ferry, une estimation qui alimente les soupçons de surcharge et de défaillances dans les contrôles. Le ministre des Travaux publics, Juan Edghill, a reconnu l’existence d’un manifeste inexact, tandis que des habitants de la région évoquent, selon des dépêches d’agence, une pratique informelle de vente de places en espèces.
Deux membres d’équipage ont été placés en détention après avoir été testés positifs à la consommation de marijuana, a indiqué le Premier ministre, qui a précisé qu’une enquête était en cours. Le ferry, construit en 1939 d’après le site VesselFinder, avait entamé sa traversée en milieu d’après-midi ; un appel de détresse n’a été reçu qu’environ huit heures plus tard. Des survivants ont décrit un naufrage d’une rapidité extrême : « Le bateau a coulé en quelques minutes, en quelques secondes », a témoigné Helena Moonsammy, qui a perdu quatre de ses petits-enfants, tandis qu’une autre rescapée, Alicia Atkinson, a raconté avoir vu sa fille de trois ans lui échapper des mains.
Le drame s’est produit sur la route maritime menant à Port Kaituma, localité enclavée dans la forêt tropicale de la région d’Essequibo. Ce territoire de 160 000 km², administré par Georgetown depuis plus d’un siècle, est au cœur d’un différend frontalier avec le Venezuela voisin, qui en revendique la souveraineté en raison de ses importantes réserves pétrolières. Le gouvernement guyanéen a suspendu l’ensemble du personnel responsable de l’exploitation et de l’embarquement du MV Barima, et l’enquête pénale devra déterminer les causes précises du naufrage, alors que le capitaine et un autre membre d’équipage restent sous le coup de la justice.
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.10 | neutral |
The bloc did not cover the Guyana ferry disaster, focusing instead on domestic Indonesian and Malaysian news. The event was entirely omitted, indicating a priority for local and regional affairs.
The Latin American bloc ignored the Guyana ferry disaster, focusing on Argentine and other international news. The lack of coverage highlights a focus on regionally relevant topics.
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