
Dans le Kouban, un lycéen blesse deux élèves à l’arme à air comprimé, l’enquête s’interroge sur les failles de sécurité
Un élève de neuvième année a ouvert le feu dans une école de Goulkevitchi, blessant deux enfants. L’adolescent, arrêté, avait acheté l’arme sur une plateforme en ligne.
Un adolescent de seize ans a ouvert le feu mardi dans l’enceinte de l’école n°1 de Goulkevitchi, dans le sud de la Russie, blessant deux élèves de quinze ans. Le tireur, un élève de neuvième année, a fait usage d’un pistolet à air comprimé, tirant plusieurs projectiles qui ont atteint ses camarades à la tempe et à l’abdomen. Les victimes, hospitalisées, sont dans un état jugé satisfaisant par les médecins, tandis que le jeune agresseur a été interpellé alors qu’il tentait de fuir. L’incident, qualifié d’« odieux » par le gouverneur régional Veniamine Kondratiev, a immédiatement déclenché une enquête pour hooliganisme.
Cet événement s’inscrit dans une série de fusillades scolaires qui secouent la Russie depuis le début de l’année, de Krasnoïarsk à Oufa en passant par la région de Perm. Les autorités russes, confrontées à une multiplication de ces actes, peinent à endiguer un phénomène qui interroge la capacité des établissements à filtrer l’introduction d’armes. À Goulkevitchi, la question se pose avec acuité : comment un élève a-t-il pu pénétrer dans l’école avec un pistolet, fût-il non létal ? Le gouverneur a annoncé l’envoi d’une commission régionale pour évaluer les manquements du personnel et de la société de sécurité chargée de la surveillance.
Les investigations révèlent que l’adolescent avait acquis l’arme via une plateforme de commerce en ligne, avec l’aide de sa mère, ce qui soulève des interrogations sur l’encadrement parental et la régulation des ventes de pneumatiques. Le Comité d’enquête russe a ouvert une procédure pénale et son président, Alexandre Bastrykine, a exigé un rapport détaillé. Parallèlement, des psychologues ont été dépêchés dans l’établissement pour soutenir élèves et familles. Les autorités locales, sous pression, doivent désormais répondre à une demande croissante de sécurisation des écoles, tandis que des voix s’élèvent dans la société russe pour réclamer un contrôle plus strict des armes et une meilleure prévention de la violence juvénile.
| Presse russe et CEI | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.50 | critical |
Les médias russes proches des institutions décrivent l'incident comme un acte de hooliganisme commis par un adolescent, soulignant la réaction rapide des forces de l'ordre et l'ouverture d'une enquête pénale. L'accent est mis sur le comportement du garçon, qui a acheté l'arme en ligne avec l'aide de sa mère, et sur les mesures de contrôle qui seront mises en place à l'école. Le ton est factuel et institutionnel, sans alarmisme ni critique du système.
Les médias d'Europe de l'Est présentent la fusillade comme un symptôme d'un problème plus large de violence juvénile et d'accès aux armes, même s'il s'agit d'une arme à air comprimé. Ils soulignent la rapidité avec laquelle le garçon a pu acheter l'arme en ligne et le manque de contrôles, soulevant des questions sur la sécurité dans les écoles. Le ton est critique et préoccupé, avec une pointe d'indignation face à la facilité avec laquelle de tels incidents se reproduisent.
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