
OpenAI propose à Washington une participation de 5 % pour partager la rente de l’IA
Le développeur de ChatGPT discute avec l’administration Trump d’une cession d’actions qui associerait l’État fédéral aux bénéfices de l’intelligence artificielle, sur le modèle du fonds souverain de l’Alaska.
OpenAI a engagé des discussions avec le gouvernement américain en vue de lui céder une participation de 5 % de son capital, rapporte le Financial Times, une information reprise par l’ensemble de la presse internationale. L’entreprise, valorisée 852 milliards de dollars, propose que d’autres grands laboratoires d’intelligence artificielle – Anthropic, Google, Meta – consentent un transfert similaire, sans que leur accord soit acquis. L’objectif affiché est de faire bénéficier directement les citoyens américains des retombées économiques de l’IA, alors que les critiques s’intensifient à Washington sur la concentration des profits et les risques pour l’emploi et la sécurité nationale.
Le mécanisme envisagé s’inspire de l’Alaska Permanent Fund, un fonds souverain alimenté par les revenus pétroliers qui verse chaque année un dividende aux résidents de l’État. Sam Altman, le directeur général d’OpenAI, a évoqué ce modèle lors d’entretiens avec le président Donald Trump, le secrétaire au Commerce Howard Lutnick et le secrétaire au Trésor Scott Bessent. Il s’en est également entretenu avec le sénateur démocrate Bernie Sanders, partisan d’une propriété publique pouvant aller jusqu’à 50 % des grandes entreprises d’IA via un fonds souverain. La proposition s’inscrit dans un débat plus large : en avril, OpenAI plaidait déjà pour un « fonds de richesse publique » destiné à redistribuer les gains de l’intelligence artificielle, tandis qu’Anthropic explorait l’idée d’un « dividende numérique » financé par une taxation du secteur.
Cette ouverture intervient dans un climat de pression réglementaire accrue. L’administration Trump a récemment exigé d’Anthropic qu’elle restreigne l’accès des ressortissants étrangers à ses modèles Fable 5 et Mythos 5 pour des motifs de sécurité nationale, avant de lever ces restrictions le 30 juin. OpenAI a de son côté reporté le lancement public complet de GPT‑5.6 à la demande du gouvernement. Les deux sociétés ont par ailleurs déposé de manière confidentielle des demandes d’introduction en Bourse, ce qui élargirait leur actionnariat et générerait des plus-values considérables pour les investisseurs actuels.
La presse européenne, notamment le Frankfurter Allgemeine Zeitung et L’Espresso, replace cette proposition dans une tendance plus large d’interventionnisme étatique : après avoir acquis 10 % du fabricant de semi-conducteurs Intel, l’administration Trump considère la participation au capital comme un levier stratégique. Du côté des milieux d’affaires américains, le Wall Street Journal avait déjà fait état de discussions sur une entrée de l’État au capital des leaders de l’IA. Aucun accord n’est encore formalisé ; les pourparlers en sont à un stade préliminaire et nécessiteraient, selon le Financial Times, un vote du Congrès pour aboutir.
| Presse russe et CEI | −0.40 | critical |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | +0.30 | aligned |
Russia frames OpenAI's offer as evidence of US tech subordination to national security interests, highlighting the risks of state capitalism disguised as innovation.
A hierarchy of threats is built: the move is presented as a step toward covert state control, comparable to authoritarian practices, to delegitimize American technological exceptionalism.
Details of the offer (percentage, conditions) and corporate motivations related to AI regulation are omitted, which could weaken the state-control narrative.
The Atlantic presents the offer as a normal commercial transaction where a company seeks a state partner to reduce risks, normalizing public involvement as part of the market.
Market logic is universalized: state participation is framed as a rational risk-management choice, not as a concession to political control.
Criticisms about power concentration or conflicts of interest are not explored, which could challenge the neutrality of the move.
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