
Paderborn renverse Wolfsburg et met fin à 29 ans de Bundesliga
Un carton rouge précoce, un exploit de Paderborn et la chute historique d’un club-usine : le VfL Wolfsburg relégué, tandis que Volkswagen annonce une cure d’austérité.
C’est sur l’air d’un vieux chant populaire de la lande, « Hermann Löns, die Heide brennt », que les supporters du SC Paderborn ont célébré l’une des plus grandes émotions de l’histoire du club. Lundi soir, dans une Home Deluxe Arena en fusion, leur équipe a arraché la montée en Bundesliga en renversant le VfL Wolfsburg (2-1) au bout de la prolongation. Les « Loups » avaient pourtant frappé les premiers, dès la 3e minute, par Dzenan Pejcinovic, avant que le latéral danois Joakim Maehle ne soit expulsé à la 14e minute après un second carton jaune. En supériorité numérique, Paderborn a imposé une domination étouffante, égalisant par Filip Bilbija juste avant la pause, puis forçant la décision à la 100e minute grâce à Laurin Curda, libérant une liesse longtemps contenue.
Ce scénario cruel scelle la première relégation de Wolfsburg depuis son arrivée dans l’élite en 1997. Vingt-neuf saisons d’affilée parmi les grands, un titre de champion en 2009, une Coupe d’Allemagne en 2015 : l’ancrage semblait indéboulonnable, d’autant que le club avait sauvé sa peau par deux fois lors des barrages de 2017 et 2018. Mais cette fois, le miracle n’a pas eu lieu. Présenté par la presse scandinave comme l’un des symboles de la soirée noire, le milieu suédois Mattias Svanberg a vécu un calvaire avant de céder sa place. Depuis le monde arabe, on souligne également l’entrée tardive et vaine de l’international algérien Mohamed Amine Amoura, resté sur le banc jusqu’aux prolongations. Pour Wolfsburg, propriété à 100 % du groupe Volkswagen, la chute prend une dimension industrielle.
Les conséquences financières ne se sont pas fait attendre. Selon les médias suisses, le géant automobile a déjà prévu de réduire le budget du club d’environ 20 millions de francs, une ponction qui, de l’avis des analystes allemands, obligera à repenser entièrement le modèle. La presse helvétique rapporte la colère de l’ancien gardien Diego Benaglio, aujourd’hui membre du conseil de surveillance, qui voit le club de sa gloire toucher le fond. Outre-Rhin, les journaux économiques insistent sur l’audit général promis par le patron de VW, Oliver Blume : « Nous remettrons tout en question », avait-il déclaré dès mars, bien avant le dénouement.
Au-delà du cas Wolfsburg, ce barrage restera comme un jalon dans l’histoire de la Bundesliga. Les observateurs d’Asie du Sud-Est relèvent que Paderborn n’est que le quatrième club de deuxième division à l’emporter depuis le rétablissement de ce format en 2009. La presse francophone d’Afrique du Nord voit dans cette issue la fin d’une époque pour l’un des derniers « clubs d’usine » du championnat allemand, tandis que les rédactions indonésiennes y décèlent un symbole de la revanche des petits poucets sur les géants. Pour Wolfsburg, la relégation ouvre une période de doutes structurels ; pour Paderborn, elle offre une troisième accession après 2014 et 2019, avec l’espoir, cette fois, de s’installer durablement. Le contraste entre l’euphorie d’une équipe bâtie sur la formation et la déroute d’un monument financé par le capital automobile illustre les transformations à l’œuvre dans le football allemand.
| Presse européenne continentale | −0.50 | critical |
|---|---|---|
| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.70 | critical |
Après 29 ans de Bundesliga, le VfL Wolfsburg subit un effondrement historique, battu 2-1 après prolongation à Paderborn dans un drame marqué par un carton rouge. Les titres évoquent une fin amère, un désastre pour le club Volkswagen, et décortiquent les conséquences : coupes financières, avenir de l’entraîneur, démantèlement de l’effectif, le tout enveloppé d’une jouissance maligne devant la chute du riche club d’usine.
En Indonésie, on relaie le fait brut : Paderborn promu, Wolfsburg relégué après 29 saisons, un 2-1 en prolongation marqué par un rouge. Les comptes rendus demeurent posés, relatent le match chronologiquement, évoquent la titularisation d’Eriksen, sans passion ni accusation, se limitant au résultat et à la fin d’une longue appartenance à l’élite.
La presse arabe braque le projecteur sur l’entraîneur de Wolfsburg : choix défensifs illogiques et entrée en jeu trop tardive de l’international algérien Amoura ont coulé l’équipe. Le match est décrit comme l’un des plus mauvais de la saison, la gestion est fustigée, et la relégation après 29 ans devient le récit d’une injustice subie par la vedette maghrébine.
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