
Procès fédéral de l’agresseur de Rushdie : l’accusation évoque une planification avec un contact en Iran
Les procureurs américains affirment que Hadi Matar a coordonné son attaque de 2022 avec un individu en Iran, tandis que la défense nie toute mission commanditée par Téhéran ou le Hezbollah.
Le procès fédéral pour terrorisme de Hadi Matar, l’Américano-Libanais qui a grièvement blessé Salman Rushdie en août 2022, s’est ouvert mercredi à Buffalo (New York). Selon le New York Times, les procureurs ont déclaré que l’accusé avait, en mai 2022, échangé avec un dénommé « Kamyar » en Iran pour savoir si la fatwa appelant à la mort de l’écrivain était toujours valide, et qu’après avoir reçu une réponse affirmative, il était passé à l’acte. Cette communication est au cœur de l’accusation de soutien matériel à un groupe terroriste et d’acte de terrorisme transnational.
D’après les déclarations du procureur adjoint Timothy Lynch, rapportées par plusieurs médias, Matar ne se serait pas contenté d’une colère religieuse personnelle. Il aurait préparé des vidéos de propagande reprenant des discours de Hassan Nasrallah, alors chef du Hezbollah, et conservé chez lui des photos de l’ayatollah Khomeini et de son successeur. L’accusation doit toutefois convaincre le jury que l’attaque ne relève pas d’une simple adhésion idéologique, mais d’une action menée en réponse directe à un appel d’une organisation terroriste, une distinction juridique cruciale rappelée par une précédente décision de juges fédéraux.
La défense, représentée par Nathaniel Barone, conteste cette lecture. Elle décrit Matar comme un homme « très religieux », profondément heurté par le roman Les Versets sataniques, mais qui n’entendait pas exécuter la fatwa pour le compte de l’Iran ou du Hezbollah. L’avocat a également mis en doute la connaissance qu’aurait l’accusation de l’état mental de son client au moment des faits. Matar, déjà condamné à 25 ans de prison par la justice de l’État de New York pour tentative de meurtre, encourt cette fois la réclusion à perpétuité.
L’audience fédérale replace ainsi l’attaque dans le temps long de la fatwa prononcée en 1989 par l’ayatollah Khomeini après la publication du livre de Rushdie. L’écrivain, âgé de 79 ans et partiellement aveugle depuis l’agression, doit témoigner dans les prochains jours. Le verdict de ce second procès déterminera si l’acte isolé d’un homme est reconnu comme un maillon d’une entreprise terroriste transnationale.
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
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| Presse chinoise | 0.00 | neutral |
| Presse indienne et sud-asiatique | +0.10 | neutral |
British diplomacy calls for calm, highlighting economic impact and the need for de-escalation, while implicitly criticizing US threats.
Chinese media focus on a Chinese tanker transiting the Red Sea, emphasizing economic interests and the possibility of case-by-case passages, without direct condemnation.
Indian media report the conflict as a live war, with Houthi attacks and US strikes, emphasizing immediate danger and regional spillover.
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