
Téhéran dément tout accord sur le détroit d’Ormuz et rejette les affirmations de Trump
L’Iran a catégoriquement nié, dimanche, avoir conclu un arrangement pour rouvrir le détroit d’Ormuz ou avoir demandé aux États-Unis de suspendre leurs frappes, contredisant frontalement les déclarations du président américain.
La République islamique d’Iran a opposé un démenti formel, le 2 août, aux affirmations de Donald Trump selon lesquelles un accord aurait été trouvé pour la réouverture du détroit d’Ormuz et que Téhéran aurait sollicité une pause dans les opérations militaires américaines. Citant une source proche de l’équipe de négociation nucléaire iranienne, l’agence Fars a déclaré qu’« aucun accord n’a été conclu pour rouvrir le détroit d’Ormuz » et que les informations en ce sens sont « fausses ». Un responsable militaire, également cité par Fars, a précisé que « tant que les actions hostiles et les actes de malveillance des États-Unis se poursuivront, le détroit d’Ormuz restera fermé », ajoutant que le transit n’est possible que par un itinéraire désigné, en coordination avec la marine des Gardiens de la révolution et après obtention d’une autorisation.
Cette mise au point rejette aussi les allégations relayées par le journaliste israélien Barak Ravid, selon lesquelles l’Iran aurait accepté un plan où les navires entreraient dans le golfe Persique par ses eaux territoriales et en sortiraient par celles d’Oman. L’agence Mehr, citant des responsables militaires, a qualifié de « pur mensonge » l’idée que Téhéran aurait demandé à Washington de ne pas mener de nouvelles frappes, assurant que les forces armées iraniennes sont « en état d’alerte maximale et prêtes à toute éventualité ». La veille, Donald Trump avait écrit sur Truth Social que les États-Unis étaient « prêts à intervenir » contre l’Iran, mais qu’il avait accepté d’annuler l’attaque après que Téhéran et d’autres pays du Moyen-Orient eurent demandé un délai pour négocier un accord incluant « l’ouverture immédiate, complète et totale du détroit d’Ormuz ».
Les démentis iraniens interviennent alors que des efforts diplomatiques régionaux s’intensifient. Selon l’agence de presse saoudienne, le prince héritier Mohammed ben Salmane s’est entretenu avec Donald Trump avant l’annonce de la suspension des frappes, soulignant « la nécessité de donner la priorité au dialogue pour réduire les tensions ». Des sources proches de la conversation, citées par Mint, indiquent que Riyad redoutait des représailles iraniennes contre les infrastructures énergétiques saoudiennes et du Golfe en cas de nouvelle action militaire américaine. Parallèlement, l’Iran a mené des contacts diplomatiques avec l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, centrés sur « le risque d’escalade des tensions et d’insécurité dans la région », selon les médias d’État iraniens.
Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran remonte au début des hostilités déclenchées le 28 février par des frappes américaines et israéliennes sur le territoire iranien. Un mémorandum d’entente signé à Islamabad le 17 juin avait laissé entrevoir une désescalade, mais la reprise de l’agression militaire américaine a conduit Téhéran à rétablir le blocus, imposant aux navires l’obtention d’un permis et le paiement de droits de transit. Dans ce contexte, le département d’État américain a émis de nouvelles alertes de sécurité pour Bahreïn, Israël, l’Irak, la Jordanie, le Koweït, le Liban, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, prévenant les citoyens américains de possibles annulations de vols et fermetures d’espaces aériens. Aucune avancée tangible vers un accord n’est confirmée à ce stade, et la position iranienne sur le détroit demeure inchangée.
| Presse iranienne et apparentée | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.50 | critical |
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
L'Iran rejette les affirmations de Trump et réaffirme le contrôle souverain sur le détroit.
La répétition du démenti officiel attribué à des sources militaires confère de l'autorité et ferme toute marge de négociation.
Le monde arabe rejette les fausses nouvelles et défend la position iranienne.
En opposant les sources officielles iraniennes aux médias étrangers, le récit construit une dichotomie vérité/mensonge.
L'Inde rapporte les faits sans prendre parti, offrant une vision équilibrée.
En équilibrant les déclarations des deux parties, le récit évite de prendre position et laisse l'évaluation au lecteur.
Il ne mentionne pas le rôle du journaliste israélien comme source des rumeurs d'accord, ce qui réduit la complexité de la désinformation.
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