
Thaïlande : la princesse Bajrakitiyabha, héritière potentielle du trône, s’éteint à 47 ans
Après plus de trois ans de coma, la fille aînée du roi Rama X, juriste et diplomate engagée pour les droits des détenues, laisse un vide dans la succession monarchique.
La Cour royale thaïlandaise a annoncé vendredi 12 juin 2026 le décès de la princesse Bajrakitiyabha Mahidol, survenu la veille à 19 h 48 à l’hôpital Chulalongkorn de Bangkok. Âgée de 47 ans, la fille aînée du roi Maha Vajiralongkorn (Rama X) n’avait jamais repris conscience depuis un malaise cardiaque brutal en décembre 2022, alors qu’elle entraînait ses chiens dans la province de Nakhon Ratchasima. Les médecins avaient attribué ce collapsus à une infection à mycoplasme ayant provoqué une arythmie sévère. Ces derniers mois, son état s’était aggravé sous l’effet d’une infection abdominale, de colites et de troubles de la coagulation, nécessitant un appareillage lourd pour suppléer ses fonctions pulmonaires et rénales. Le Premier ministre Anutin Charnvirakul a salué dans une allocution télévisée « une fierté de la Thaïlande », tandis que le roi a ordonné des funérailles avec les plus hauts honneurs, le corps devant être exposé au Grand Palais.
Surnommée « Princesse Bha » ou « Princesse Pa », Bajrakitiyabha incarnait une figure moderne de la monarchie. Diplômée en droit de l’université Cornell aux États-Unis, elle avait été procureure, puis ambassadrice en Autriche, en Slovénie et en Slovaquie, avant de se consacrer à la réforme pénitentiaire. Son projet « Kamlangjai » (Inspire) visait la réinsertion des détenues et a inspiré les « Règles de Bangkok » des Nations unies sur le traitement des femmes en prison. La presse thaïlandaise unanime souligne son dévouement pour les plus vulnérables, tandis que les médias européens rappellent son parcours international et son rôle de diplomate, qui lui conféraient une stature rare au sein de la famille royale.
Cette disparition rouvre avec acuité le dossier de la succession au trône. Seule enfant du premier mariage du roi avec la princesse Soamsawali, Bajrakitiyabha était l’une des trois descendants portant un titre formel, ce qui la rendait éligible en vertu de la loi de succession de 1924. Bien que le souverain n’ait jamais désigné d’héritier officiel, de nombreux observateurs, notamment en Asie du Sud-Est, voyaient en elle une potentielle première reine de Thaïlande, ou du moins une régente influente aux côtés d’un frère cadet. Les commentateurs francophones, de Bangkok à Bruxelles, s’interrogent désormais sur la capacité de la monarchie à gérer cette transition dans un contexte où la longévité du règne de Rama X et la discrétion entourant les autres princes suscitent des incertitudes.
Au-delà du deuil national, la mort de la princesse Bha prive la Thaïlande d’une personnalité capable de conjuguer légitimité dynastique et engagement social, à l’heure où la monarchie doit composer avec une société en mutation. Les regards se tournent vers le prince Dipangkorn, demi-frère de la défunte, et vers les deux filles issues d’unions ultérieures, mais aucun ne bénéficie du même capital de sympathie ni de la même préparation aux affaires publiques. Alors que le royaume observe une période de recueillement, la question successorale, longtemps différée, s’impose comme un défi majeur pour la stabilité de l’institution royale thaïlandaise.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.50 | critical |
|---|---|---|
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.10 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | +0.60 | aligned |
La mort de la princesse plonge le royaume dans le deuil et soulève de nouvelles questions sur la viabilité à long terme de la monarchie thaïlandaise. En tant qu'aînée et figure d'influence potentielle derrière le trône, sa disparition crée un vide dramatique dans la succession et alimente les spéculations sur l'avenir de l'institution royale.
La mort de la princesse, héritière d'une fortune royale estimée à plus de 767 billions de roupies, a secoué la Thaïlande. Le premier ministre a rendu hommage à son dévouement, tandis que le palais prépare des funérailles avec les plus hauts honneurs royaux. La nouvelle a également attiré l'attention sur son statut d'héritière potentielle de l'immense richesse de la couronne.
La princesse, connue pour son travail de réforme de la justice et pour avoir inspiré les 'Règles de Bangkok' de l'ONU sur le traitement des détenues, est décédée à Bangkok. Son projet 'Kamlangjai' de réinsertion des femmes incarcérées laisse un héritage durable. Son décès a été accueilli avec respect et reconnaissance pour ses contributions humanitaires.
Élargis ton regard
Trump suspend les frappes contre l’Iran, en attendant un accord rapide
2 langues · 74 sources
Depuis Economy & MarketsMexique : le PIB bondit de 1,5 % au deuxième trimestre, son meilleur élan depuis 2020
1 langue · 18 sources
Depuis TechnologyGIIAS 2026 : la citadine électrique Chery Q enregistre 6 000 commandes, bousculant le marché indonésien
1 langue · 15 sources