
Trump déclare le cessez-le-feu avec l’Iran « terminé » après une escalade de frappes dans le Golfe
Le président américain a annoncé la fin du mémorandum d’entente, tandis que Washington et Téhéran échangent des frappes et que les cours du pétrole bondissent.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré mercredi 8 juillet, en marge du sommet de l’OTAN à Ankara, que le mémorandum d’entente signé le 17 juin avec l’Iran était « terminé », tout en laissant la porte ouverte à la poursuite des pourparlers par ses négociateurs. Cette annonce est intervenue après une nuit d’échanges de frappes : l’armée américaine a visé plus de 80 cibles en Iran, en représailles à des attaques contre trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, et Téhéran a riposté en ciblant des installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn. Les prix du pétrole brut Brent ont grimpé de plus de 5 %, dépassant les 78 dollars le baril, tandis que plusieurs pétroliers ont fait demi-tour à l’approche du détroit.
Selon Washington, les frappes américaines visaient à « imposer un coût élevé » à l’Iran pour avoir violé le cessez-le-feu en attaquant des navires civils dans une voie navigable internationale. Le commandement central américain (CENTCOM) a précisé avoir détruit des systèmes de défense aérienne, des radars et plus de 60 embarcations rapides des Gardiens de la révolution. Parallèlement, le Trésor américain a révoqué la licence qui autorisait, depuis le 22 juin, les ventes de pétrole iranien, mesure que Téhéran considère comme une violation majeure du mémorandum. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a qualifié les frappes américaines d’« absolument nécessaires », tout en soulignant que 5 000 avions avaient décollé de bases européennes pour soutenir l’offensive, bien que plusieurs capitales européennes, dont Madrid, Berlin et Paris, aient refusé de participer directement aux opérations.
Du côté iranien, le ministère des Affaires étrangères a dénoncé une « violation flagrante » du mémorandum, accusant Washington d’avoir rendu « inefficaces » des parties essentielles de l’accord par ses frappes, le rétablissement des sanctions pétrolières et la poursuite des combats au Liban. Les Gardiens de la révolution ont affirmé avoir frappé 85 cibles militaires américaines au Koweït et à Bahreïn, et menacent de fermer le détroit d’Ormuz en cas de nouvelle attaque. Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a reproché aux États-Unis de ne pas respecter les « ajustements iraniens » dans le détroit, où Téhéran entend imposer un droit de passage et interdire les corridors alternatifs proposés par Oman. Les monarchies du Golfe, notamment le Qatar et l’Arabie saoudite, ont condamné les attaques contre leurs navires, Doha allant jusqu’à convoquer le chargé d’affaires iranien.
Cette escalade survient alors que les cérémonies funéraires de l’ancien guide suprême Ali Khamenei, tué le 28 février lors des premières frappes américano-israéliennes, doivent s’achever le 9 juillet par son inhumation à Machhad. La trêve de 60 jours prévue par le mémorandum devait permettre de négocier un accord permanent sur le programme nucléaire iranien et la liberté de navigation dans le détroit, mais les discussions indirectes menées sous médiation pakistanaise et qatarie n’ont enregistré aucune avancée significative. M. Trump a menacé de nouvelles frappes « dures » dans la nuit de mercredi à jeudi, évoquant la possibilité de s’emparer de l’île de Kharg, terminal pétrolier vital pour l’Iran, tout en affirmant ne pas souhaiter une reprise de la guerre à grande échelle. Les prochaines heures devraient indiquer si la fenêtre diplomatique, que le président américain juge « une perte de temps », peut encore être maintenue.
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
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| Presse européenne continentale | 0.00 | neutral |
| Presse russe et CEI | −0.10 | neutral |
Trump declares the ceasefire over, calling Iran 'scum' and 'sick', while oil markets react with a 5% surge.
The bloc amplifies Trump's own confrontational language and frames the oil price spike as a direct consequence of his declaration, creating a sense of immediate crisis.
The bloc omits any detailed discussion of Iran's perspective or the context of the initial ceasefire agreement, focusing solely on Trump's words and market reaction.
Trump says the ceasefire is over 'as I see it', leaving room for doubt, while the oil price rise is mentioned without alarm.
The bloc uses Trump's own hedging language ('as I see it') to present the ceasefire's end as a subjective opinion rather than a definitive fact, thereby lowering the temperature of the narrative.
The bloc omits the specific details of the military strikes and the scale of the oil price surge, focusing instead on the diplomatic ambiguity.
Trump unilaterally ends the ceasefire with Iran, blaming Tehran, while the oil price rise is a secondary concern.
The bloc emphasizes the date of the original ceasefire to highlight its short duration and Trump's role in breaking it, subtly shifting responsibility onto the US.
The bloc omits any mention of Iran's attacks on ships that triggered the US strikes, focusing instead on the US decision to end the ceasefire.
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