
Trump menace Téhéran de « frappes très dures » et projette de s’emparer de l’île pétrolière de Kharg
Le président américain mêle menaces de bombardements immédiats et ambition de mainmise sur le terminal pétrolier de Kharg, clé de voûte des exportations iraniennes.
Le 11 juin, Donald Trump a fait monter d’un cran la tension avec l’Iran en annonçant sur son réseau Truth Social que les États-Unis frapperaient le pays « très durement cette nuit ». Cette menace, proférée alors qu’un fragile cessez-le-feu vacille depuis plusieurs semaines, s’accompagne d’une ambition plus large : prendre le contrôle de l’île de Kharg et d’autres infrastructures pétrolières iraniennes « dans un futur pas si lointain ». Les deux pays ont échangé des tirs pour le deuxième jour consécutif, Téhéran ripostant contre des bases américaines au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie, selon certaines sources. La guerre, déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes, connaît ainsi un regain d’intensité.
L’île de Kharg, située dans le golfe Persique, est le principal terminal d’exportation pétrolier de l’Iran : plus de 90 % du brut iranien y transite. Contrôler cet îlot corallien de cinq kilomètres de long, c’est étrangler l’économie de la République islamique. Trump établit un parallèle explicite avec le Venezuela, où Washington a pris en main la commercialisation du pétrole après la chute de Maduro. Comme le soulignent les médias russes, cette comparaison illustre une stratégie de « contrôle total des marchés du pétrole et du gaz » qui, selon Trump, « fonctionne à merveille » pour Caracas et les États-Unis. Pour les analystes occidentaux, la simple menace crédible de s’emparer de Kharg pourrait suffire à faire plier Téhéran.
Les réactions internationales oscillent entre incrédulité et inquiétude. La presse iranienne qualifie ces déclarations de « rhétorique » tout en reconnaissant les dommages infligés à ses forces armées. Les médias arabes, de CNN Arabic à Sky News Arabia, y voient une pression maximale pour forcer l’Iran à négocier un accord sur le nucléaire. En Amérique latine, la référence au Venezuela résonne douloureusement. Mais le discours de Trump n’est pas exempt de contradictions : lors d’un entretien sur Fox News, il a semblé tempérer ses propos, avouant ne pas être sûr que « l’Amérique ait l’estomac » pour une telle opération. Cette ambiguïté nourrit le scepticisme quant à une réelle volonté d’occupation territoriale.
Au-delà de la posture martiale, cette escalade verbale risque de torpiller les pourparlers de paix. Depuis avril, la trêve est régulièrement mise à mal par des échanges de tirs sporadiques, et l’Iran a jugé le cessez-le-feu « pratiquement vide de sens ». La perspective d’une prise de contrôle des terminaux pétroliers par des troupes au sol, si elle se concrétisait, constituerait une rupture majeure dans la doctrine militaire américaine et plongerait le Moyen-Orient dans une guerre totale. Pour l’heure, la communauté internationale retient son souffle, tandis que les marchés pétroliers anticipent une perturbation durable de l’offre iranienne. La balle est désormais dans le camp de Téhéran, sommé de choisir entre concessions et enlisement.
| Presse iranienne et apparentée | −0.80 | critical |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | −0.70 | critical |
| Presse russe et CEI | −0.50 | critical |
La menace de Trump de s'emparer de l'île de Khark est un mensonge et une guerre psychologique. L'économie américaine souffre de l'inflation à cause du conflit. L'Iran nie tout contact avec des responsables américains et prévient que tout acte hostile entraînera une riposte coûteuse.
Trump déclare que l'attaque de l'île de Kharg n'est plus à l'ordre du jour pour l'instant, alors qu'il négocie un accord avec l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz.
L'agression iranienne a visé des zones résidentielles à Bahreïn, blessant une enfant et endommageant des maisons. La communauté internationale doit condamner ces actes et protéger les civils.
Trump menace de capturer l'île iranienne de Khark, faisant monter les tensions. Les États-Unis cherchent à contrôler le pétrole et le gaz iraniens alors que le conflit s'intensifie.
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