
Trump accuse les majors pétrolières de profits excessifs liés à la guerre en Iran
Le président américain a exigé une baisse immédiate des prix à la pompe, alors qu’ExxonMobil et Chevron affichent des bénéfices records dopés par les perturbations de l’offre.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a accusé lundi les grandes compagnies pétrolières de réaliser des bénéfices « trop élevés » en raison des pénuries provoquées par le conflit avec l’Iran, et leur a ordonné de réduire « immédiatement » les prix de détail des carburants. S’exprimant devant la presse à la Maison-Blanche, M. Trump a déclaré : « Cela ne me plaît pas. Ils gagnent trop d’argent. En profitant des pénuries, ils se font trop d’argent », selon des propos rapportés par l’AFP. Il a particulièrement visé le PDG de Chevron, Mike Wirth, auquel il a reproché, dans un message sur son réseau Truth Social, de ne pas avoir reconnu le rôle de son administration dans le redressement des activités du groupe au Venezuela.
L’exécutif américain estime que la chute récente des cours du brut devrait se répercuter plus rapidement sur les prix à la pompe. M. Trump avait déjà exigé en juin une enquête du ministère de la Justice sur d’éventuelles pratiques de « prix abusifs » et menacé les détaillants de « gros problèmes » s’ils ne ramenaient pas l’essence vers 2,50 dollars le gallon. Lundi, il a réitéré que les entreprises devaient « en rendre une partie au public ». De leur côté, les dirigeants d’ExxonMobil ont souligné que la contrainte principale résidait moins dans le prix du brut que dans la disponibilité des produits raffinés, une analyse étayée par les résultats trimestriels : la branche raffinage de Chevron a vu son bénéfice exploser à 4,9 milliards de dollars, contre 737 millions un an plus tôt, et celle d’ExxonMobil a atteint 5,5 milliards.
Cette déconnexion entre le brut et l’essence s’explique par les multiples couches du choc énergétique. Le conflit, déclenché fin février par des frappes américaines et israéliennes, a pratiquement bloqué le détroit d’Ormuz, étranglant le trafic pétrolier, tout en endommageant des capacités de raffinage au Moyen-Orient et en Russie. Les stocks mondiaux se sont réduits, et la concurrence pour les cargaisons de produits finis s’est intensifiée, notamment en raison de la frilosité de la Chine à exporter. Ainsi, même quand le brut recule – le Brent a perdu 5 % lundi pour s’établir autour de 83 dollars le baril après l’annonce par Trump de négociations avec Téhéran –, les prix de détail restent élevés car les stations écoulent des stocks achetés à des cours antérieurs plus hauts. Le gallon d’essence ordinaire s’affichait lundi à environ 3,29 dollars, en hausse de plus de 37 % depuis le début de la guerre.
La pression présidentielle intervient à trois mois des élections de mi-mandat, alors que le pouvoir d’achat est devenu un enjeu central pour les républicains. Les démocrates cherchent à capitaliser sur le mécontentement des automobilistes, tandis que M. Trump assure que les prix « s’effondreront » une fois le dossier iranien réglé. Pourtant, Téhéran a démenti toute négociation en cours avec Washington, se bornant à évoquer des discussions avec Oman sur la gestion du détroit d’Ormuz. Dans l’immédiat, le département de la Justice et la Commission fédérale du commerce continuent de surveiller le marché pour détecter d’éventuelles manipulations anticoncurrentielles.
| Presse iranienne et apparentée | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.20 | neutral |
| Presse indienne et sud-asiatique | +0.10 | neutral |
| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
Iran denounces Trump's hypocrisy: his wars drive up oil prices, then he demands companies lower them. Experts warn that reserves are being depleted because of his warlike choices.
Responsibility is inverted: Trump is not the savior of the oil industry, but the cause of its distress. The demand to lower prices becomes proof of his inconsistency and dangerousness.
The context of the lifting of sanctions and the reopening of the Venezuelan market is omitted, which in the Iranian narrative would be positive elements for the industry.
Latin America records Trump's demand and his criticism of Chevron, without taking sides. The reference to Venezuela is a fact, not a point of attack.
A journalistic tone is adopted, reporting facts without explicit judgment. The mention of Venezuela serves to contextualize, not to take sides.
The impact of Trump's policies on the local economy or on relations with Venezuela is not explored.
India reports the news as a foreign policy event, without emphasis. Trump demands lower prices, criticizes the CEO: these are facts.
Descriptive and dry language is used, typical of news reporting. No interpretation or commentary is added.
The impact of Trump's demand on the Indian energy market or on bilateral relations is not analyzed.
Southeast Asia summarizes the news: Trump demands lower prices and criticizes Chevron. Period.
The news is reduced to its essentials, without adding context or judgment. The brevity itself is a choice of detachment.
Any detail about Trump's motivations or the companies' reactions is omitted.
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