Se connecter
Édition de 10:00 CETsamedi 8 août 2026
320 sources · 17 langues757 briefings aujourd'hui
Dernière minute
La sécheresse historique assèche les fleuves européens et paralyse l'énergie nucléaireLes Émirats condamnent une attaque iranienne contre un pétrolier d’Adnoc dans le détroit d’HormuzMessi, cible privilégiée de menaces terroristes durant le Mondial 2026, selon un dossier policier américainLa Fédération sud-coréenne de football s'excuse pour des services sexuels offerts à des arbitresKumamoto : 39 morts après le séisme, l'IA entre secours et désinformationAllaitement et matcha : une consommation modérée sans danger, selon les expertsDes requins équipés de capteurs pour affiner la prévision de l’intensité des ouragansTrois candidats français visés par des campagnes de désinformation attribuées à des réseaux prorussesLa sécheresse historique assèche les fleuves européens et paralyse l'énergie nucléaireLes Émirats condamnent une attaque iranienne contre un pétrolier d’Adnoc dans le détroit d’HormuzMessi, cible privilégiée de menaces terroristes durant le Mondial 2026, selon un dossier policier américainLa Fédération sud-coréenne de football s'excuse pour des services sexuels offerts à des arbitresKumamoto : 39 morts après le séisme, l'IA entre secours et désinformationAllaitement et matcha : une consommation modérée sans danger, selon les expertsDes requins équipés de capteurs pour affiner la prévision de l’intensité des ouragansTrois candidats français visés par des campagnes de désinformation attribuées à des réseaux prorusses
jeudi 7 mai 2026

Désacralisation au Liban : un soldat israélien insulte la Vierge Marie dans un village chrétien

Le soldat a été identifié par Tsahal, qui promet des sanctions. Une nouvelle profanation qui exacerbe les tensions confessionnelles au Proche-Orient.

Une photographie montrant un soldat israélien glissant une cigarette allumée dans la bouche d’une statue de la Vierge Marie, dans le village libanais de Dibl, a provoqué une onde de choc au Proche-Orient et au-delà. L’image, géolocalisée par plusieurs médias, a été diffusée sur les réseaux sociaux mercredi, suscitant un tollé immédiat. Tsahal, qui a rapidement reconnu l’authenticité du cliché, a affirmé « prendre l’affaire avec la plus grande gravité » et annoncé l’ouverture d’une enquête, précisant que le soldat avait été identifié et ferait l’objet de sanctions disciplinaires. L’armée israélienne a souligné que ce comportement « s’écarte totalement des valeurs attendues de ses soldats », tout en rappelant son respect de la liberté de culte. Mais cet incident survient à peine quelques semaines après qu’un autre militaire avait été filmé en train de briser une croix dans le même village – un acte qui avait déjà valu à deux réservistes une peine de prison ferme. La récurrence de ces provocations dans une zone à majorité chrétienne, où l’armée israélienne mène des opérations contre le Hezbollah, interroge sur la discipline des troupes et le message politique ainsi envoyé.

Dans le monde arabe et musulman, la réprobation a été unanime. Les réseaux sociaux libanais ont relayé avec indignation ce qu’ils perçoivent comme un mépris délibéré des symboles religieux chrétiens, tandis que des responsables politiques ont dénoncé une « atteinte à la coexistence confessionnelle ». De Beyrouth à Amman, des voix se sont élevées pour y voir une manifestation de l’arrogance israélienne en terre occupée – le sud du Liban étant toujours soumis à des incursions militaires israéliennes malgré les accords de cessez-le-feu. En Israël même, le débat est vif : la presse hébraïque, comme le quotidien Yediot Aharonot, a relayé l’information sans fard, tandis que des éditorialistes s’interrogent sur l’éthique d’une armée qui peine à encadrer ses hommes dans le chaos des opérations extérieures. Le précédent du crucifix brisé avait déjà valu à Tsahal une réputation sulfureuse dans les cercles chrétiens internationaux.

Du côté du monde chrétien, les réactions se multiplient. Le Vatican, par la voix de son secrétaire d’État, a exprimé une « vive préoccupation » face à des actes qui « blessent la sensibilité religieuse de millions de fidèles ». En France, où la communauté libanaise est nombreuse et influente, plusieurs députés ont interpellé le gouvernement sur la protection des minorités chrétiennes au Proche-Orient. En Belgique et au Canada francophone, des organisations de défense des chrétiens d’Orient ont dénoncé une « banalisation de la profanation » et appelé à des sanctions internationales. En Afrique, où le christianisme est en forte croissance, des conférences épiscopales ont condamné ce qu’elles qualifient de « provocation inacceptable ». Cette affaire, qui s’inscrit dans un climat de tensions intercommunautaires exacerbées par la guerre à Gaza, risque d’altérer durablement l’image d’Israël auprès des chrétiens du monde entier.

Au-delà de la condamnation unanime, ces profanations à répétition dans le sud du Liban posent une question plus profonde : assiste-t-on à une dérive systémique au sein des forces israéliennes, ou à des actes isolés d’une poignée de soldats ? La réponse de Tsahal, qui a promis de punir les auteurs, vise à contenir l’incendie diplomatique. Mais chaque nouvel incident réduit la marge de manœuvre d’Israël dans ses relations avec le Saint-Siège et les Églises orientales. Si une tendance se confirme, elle pourrait compromettre le fragile équilibre confessionnel libanais et offrir au Hezbollah un motif supplémentaire de mobilisation. L’avenir de la présence militaire israélienne au sud du Litani se joue aussi sur ce terrain symbolique.

Dernières
La sécheresse historique assèche les fleuves européens et paralyse l'énergie nucléaire·Les Émirats condamnent une attaque iranienne contre un pétrolier d’Adnoc dans le détroit d’Hormuz·Messi, cible privilégiée de menaces terroristes durant le Mondial 2026, selon un dossier policier américain·La Fédération sud-coréenne de football s'excuse pour des services sexuels offerts à des arbitres·Kumamoto : 39 morts après le séisme, l'IA entre secours et désinformation·Allaitement et matcha : une consommation modérée sans danger, selon les experts·Des requins équipés de capteurs pour affiner la prévision de l’intensité des ouragans·Trois candidats français visés par des campagnes de désinformation attribuées à des réseaux prorusses·La sécheresse historique assèche les fleuves européens et paralyse l'énergie nucléaire·Les Émirats condamnent une attaque iranienne contre un pétrolier d’Adnoc dans le détroit d’Hormuz·Messi, cible privilégiée de menaces terroristes durant le Mondial 2026, selon un dossier policier américain·La Fédération sud-coréenne de football s'excuse pour des services sexuels offerts à des arbitres·Kumamoto : 39 morts après le séisme, l'IA entre secours et désinformation·Allaitement et matcha : une consommation modérée sans danger, selon les experts·Des requins équipés de capteurs pour affiner la prévision de l’intensité des ouragans·Trois candidats français visés par des campagnes de désinformation attribuées à des réseaux prorusses·
Màj 19:304 langues · 6 sources
6 sources|4 langues|3 min de lecture
jeudi 7 mai 2026

Désacralisation au Liban : un soldat israélien insulte la Vierge Marie dans un village chrétien

Le soldat a été identifié par Tsahal, qui promet des sanctions. Une nouvelle profanation qui exacerbe les tensions confessionnelles au Proche-Orient.

Une photographie montrant un soldat israélien glissant une cigarette allumée dans la bouche d’une statue de la Vierge Marie, dans le village libanais de Dibl, a provoqué une onde de choc au Proche-Orient et au-delà. L’image, géolocalisée par plusieurs médias, a été diffusée sur les réseaux sociaux mercredi, suscitant un tollé immédiat. Tsahal, qui a rapidement reconnu l’authenticité du cliché, a affirmé « prendre l’affaire avec la plus grande gravité » et annoncé l’ouverture d’une enquête, précisant que le soldat avait été identifié et ferait l’objet de sanctions disciplinaires. L’armée israélienne a souligné que ce comportement « s’écarte totalement des valeurs attendues de ses soldats », tout en rappelant son respect de la liberté de culte. Mais cet incident survient à peine quelques semaines après qu’un autre militaire avait été filmé en train de briser une croix dans le même village – un acte qui avait déjà valu à deux réservistes une peine de prison ferme. La récurrence de ces provocations dans une zone à majorité chrétienne, où l’armée israélienne mène des opérations contre le Hezbollah, interroge sur la discipline des troupes et le message politique ainsi envoyé.

Dans le monde arabe et musulman, la réprobation a été unanime. Les réseaux sociaux libanais ont relayé avec indignation ce qu’ils perçoivent comme un mépris délibéré des symboles religieux chrétiens, tandis que des responsables politiques ont dénoncé une « atteinte à la coexistence confessionnelle ». De Beyrouth à Amman, des voix se sont élevées pour y voir une manifestation de l’arrogance israélienne en terre occupée – le sud du Liban étant toujours soumis à des incursions militaires israéliennes malgré les accords de cessez-le-feu. En Israël même, le débat est vif : la presse hébraïque, comme le quotidien Yediot Aharonot, a relayé l’information sans fard, tandis que des éditorialistes s’interrogent sur l’éthique d’une armée qui peine à encadrer ses hommes dans le chaos des opérations extérieures. Le précédent du crucifix brisé avait déjà valu à Tsahal une réputation sulfureuse dans les cercles chrétiens internationaux.

Du côté du monde chrétien, les réactions se multiplient. Le Vatican, par la voix de son secrétaire d’État, a exprimé une « vive préoccupation » face à des actes qui « blessent la sensibilité religieuse de millions de fidèles ». En France, où la communauté libanaise est nombreuse et influente, plusieurs députés ont interpellé le gouvernement sur la protection des minorités chrétiennes au Proche-Orient. En Belgique et au Canada francophone, des organisations de défense des chrétiens d’Orient ont dénoncé une « banalisation de la profanation » et appelé à des sanctions internationales. En Afrique, où le christianisme est en forte croissance, des conférences épiscopales ont condamné ce qu’elles qualifient de « provocation inacceptable ». Cette affaire, qui s’inscrit dans un climat de tensions intercommunautaires exacerbées par la guerre à Gaza, risque d’altérer durablement l’image d’Israël auprès des chrétiens du monde entier.

Au-delà de la condamnation unanime, ces profanations à répétition dans le sud du Liban posent une question plus profonde : assiste-t-on à une dérive systémique au sein des forces israéliennes, ou à des actes isolés d’une poignée de soldats ? La réponse de Tsahal, qui a promis de punir les auteurs, vise à contenir l’incendie diplomatique. Mais chaque nouvel incident réduit la marge de manœuvre d’Israël dans ses relations avec le Saint-Siège et les Églises orientales. Si une tendance se confirme, elle pourrait compromettre le fragile équilibre confessionnel libanais et offrir au Hezbollah un motif supplémentaire de mobilisation. L’avenir de la présence militaire israélienne au sud du Litani se joue aussi sur ce terrain symbolique.

Divergence des sources

— · 6 sources · 4 langues

0%Faible

À quel point les sources racontent les mêmes faits de manière différente.

Cette actualité est parue dans

6 sources · 4 langues

Élargis ton regard

Depuis Geopolitics & Politics

L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent un pacte de défense collective à La Mecque

10 langues · 28 sources

Depuis Economy & Markets

Provisionnement en hausse : les banques émergentes entre expansion du crédit et dégradation des actifs

2 langues · 6 sources

Depuis Technology

Moscou encadre les SMS d'authentification des SIM d'enfants, sans interdire les réseaux sociaux

1 langue · 13 sources

Lire plus