
Vegas expédie le Colorado : une troisième finale en neuf ans sous le regard du monde
En balayant l'Avalanche en quatre matchs, les Golden Knights accèdent à leur troisième finale de la Coupe Stanley. Une issue qui résonne de Stockholm à Moscou, en passant par Montréal, où l'on suit avec attention le parcours du Canadien.
Le récital de Las Vegas a tourné au vinaigre pour les détenteurs du Trophée du Président. En s'imposant 2-1 dans la nuit de mardi à mercredi, les Golden Knights ont parachevé un blanchissage sans appel de l'Avalanche du Colorado, pourtant meilleure équipe de la saison régulière. Gabriel Landeskog eut beau réduire l'écart à un souffle de la sirène, après que Cole Smith eut donné l'avantage décisif aux locaux en troisième période, le sursaut du capitaine suédois ne fut qu'un baroud d'honneur. Cette série expéditive s'inscrit désormais dans une malédiction historique : pour la treizième année consécutive, le vainqueur du Trophée du Président ne soulèvera pas la Coupe Stanley.
La lecture de cette finale de l'Ouest varie sensiblement selon le prisme géographique. Si la presse suédoise a recueilli l'amertume de Landeskog, qui confiait se sentir « vide », elle a surtout célébré les contributions de ses compatriotes sous le maillot de Vegas, Rasmus Andersson et William Karlsson, tous deux conscients que pareille opportunité « est rare ». À Moscou, on relève surtout la discrétion des attaquants russes Barbachev et Dorofeyev, tandis que l'absence sur blessure de Valeri Nitchouchkine privait le Colorado d'un atout offensif. La sphère helvétique, elle, observe l'événement avec un détachement teinté de regret : le gardien suisse Akira Schmid est resté simple spectateur, illustration d'une Suisse absente des sommets en cette fin de printemps.
Dans l'espace francophone nord-américain, le regard bifurque immédiatement vers Montréal. Radio-Canada et Le Devoir soulignent que les Golden Knights, déjà vainqueurs en 2023 contre la Floride et finalistes malheureux en 2018 face à Washington, attendent désormais le vainqueur du duel entre le Canadien et les Hurricanes de la Caroline, ces derniers menant deux victoires à une. Pour le Québec, l'horizon se teinte d'un romantisme prudent : après avoir traversé des années de disette, le club de la métropole pourrait se heurter à une machine de l'Ouest bien plus expérimentée. La presse canadienne-française n'oublie pas de décortiquer les détails tactiques, comme le départ en relève de Mackenzie Blackwood devant la cage de l'Avalanche, symbole d'une stratégie de la dernière chance qui n'a pu inverser le cours du destin.
Au-delà du score, cette nouvelle marche vers le trophée ultime illustre la manière dont la LNH continue de tisser des récits aux résonances internationales. La « malédiction du Trophée du Président », qui transcende les frontières, côtoie les exploits individuels de joueurs russes et suédois au moment même où les tensions géopolitiques inciteraient à d'autres lectures. Pendant que la Suisse se console avec l'idée que son meilleur représentant au poste de gardien n'était que figurant, les regards francophones, de Bruxelles à Dakar, se tournent vers un éventuel conte de fées montréalais. Vegas, en à peine neuf ans d'existence, est devenu un carrefour de ces identités plurielles, où le hockey se fait miroir des appartenances nationales.
| Presse européenne continentale | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
| Presse atlantique / anglosphère | +0.60 | aligned |
Le Colorado, dominateur de la saison régulière, est balayé 4-0 par Vegas. Le capitaine suédois Landeskog marque un but de consolation tardif mais ne parle que de vide et de rêve brisé.
Vegas bat le Colorado 2-1 lors du match 4 et devient le premier finaliste de la Coupe Stanley, balayant la série 4-0. Les attaquants russes Dorofeev et Barbashev ne marquent pas, et Nichushkin est absent sur blessure.
Vegas balaie le Colorado 4-0 et retourne en finale de la Coupe Stanley pour la troisième fois en neuf ans. Les Golden Knights humilient l'équipe au meilleur bilan de la ligue, consolidant leur statut de dynastie moderne après leur titre de 2023.
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