
Vinicius repousse le sacre de Barcelone : le Clásico comme dernière chance pour Madrid
Le Real Madrid a arraché une victoire étriquée mais décisive sur la pelouse de l’Espanyol (0-2), dimanche, grâce à un doublé de Vinicius Junior en seconde période. Ce succès retarde le couronnement du FC Barcelone, leader avec onze points d’avance à quatre journées de la fin. La perspective d’un titre catalan dès le week-end prochain, lors du Clásico au Camp Nou, donne à ce rendez-vous une intensité rare.
En Amérique latine, la presse argentine souligne le scénario d’un championnat qui se joue désormais sur un fil : le Barça, fort de ses 88 points, n’a plus besoin que d’un match nul pour être sacré, tandis que Madrid, deuxième avec 77 points, doit impérativement l’emporter pour entretenir une flamme déjà bien faible. L’entraîneur madrilène, Álvaro Arbeloa, a salué la « létalité » de son attaquant brésilien, qui a su débloquer une rencontre morose où le jeu blanc des Merengue peinait à inquiéter. Les médias arabes, de Sky News Arabia à An-Nahar, insistent sur la performance individuelle de Vinicius, capable de transformer une action anodine en chef-d’œuvre technique, comme sur son deuxième but, conclu d’une frappe enroulée après un une-deux avec Bellingham.
Mais au-delà du stade, c’est une question de dignité qui se pose : El Mundo évoque l’humiliation évitée pour Madrid, qui n’aura pas à former une haie d’honneur à son rival au Camp Nou. Le club catalan, sous la houlette de Hansi Flick, caracole en tête depuis l’automne et semble intouchable, mais la trêve forcée lui impose de patienter. Pour le Real, l’enjeu est désormais existentiel : sauver l’honneur et maintenir une pression psychologique sur un Barça qui, en cas de faux pas, offrirait un suspense factice.
Le technicien madrilène a par ailleurs dû gérer la polémique autour de Kylian Mbappé, parti en Italie durant sa convalescence, rappelant avec fermeté qu’« aucun joueur n’est plus grand que le Real Madrid ». Cette déclaration, reprise par la presse marocaine, cristallise les tensions internes d’une équipe qui, malgré son sursaut, reste fragile. En Europe, l’analyse se focalise sur les calendriers : l’Espanyol, lui, s’enfonce dans la zone de relégation avec un programme infernal (Séville, Athletic, Osasuna, Real Sociedad).
Le Clásico du week-end prochain n’est donc pas seulement un duel pour le titre, mais un miroir des ambitions et des fragilités des deux géants ibériques. La suite appartient à l’histoire : Barcelone peut-il triompher dans son antre face à un Madrid blessé, ou le suspense rebondira-t-il jusqu’à la dernière journée ?
Élargis ton regard
Washington évoque un accord imminent sur le détroit d’Ormuz, Téhéran dément toute négociation directe
6 langues · 52 sources
Depuis Economy & MarketsLa guerre au Proche-Orient propulse les bénéfices des majors pétrolières à des sommets
2 langues · 21 sources
Depuis TechnologyAprès presque dix ans d'attente, le Boeing 737 MAX 7 obtient sa certification
3 langues · 18 sources