
Cuba accuse Washington de « politique génocidaire » et de vouloir s’emparer de l’île
Lors du 73e anniversaire de l’assaut de la Moncada, le président Miguel Díaz-Canel a dénoncé le blocus pétrolier et les sanctions américaines, tandis que Raúl Castro, absent, a adressé un message de félicitations.
Le président cubain Miguel Díaz-Canel a accusé dimanche 26 juillet les États-Unis de mener une « politique génocidaire » visant à « s’approprier le pays », lors de la commémoration du 73e anniversaire de l’attaque de la caserne Moncada à Pinar del Río. Comparant les fonctionnaires du département d’État aux rédacteurs d’édits nazis, il a estimé que Washington cherchait à provoquer une « explosion sociale » pour imposer des gouvernements alignés sur ses intérêts impériaux. « Avant, c’était Gaza, le Liban et l’Iran. Aujourd’hui, c’est Cuba. Demain, ce pourrait être n’importe quelle autre nation », a-t-il averti, selon des propos rapportés par plusieurs médias.
Du côté américain, l’administration Trump a considérablement renforcé la pression ces derniers mois, ajoutant au blocus économique en vigueur depuis 1962 un embargo pétrolier effectif et de nouvelles sanctions. Les dernières, annoncées le 23 juillet, visent le programme de missions médicales cubaines à l’étranger, l’une des principales sources de revenus de l’île. Selon les autorités américaines, Cuba, alliée de la Russie et de la Chine, représente une menace pour la sécurité régionale et viole les droits de ses citoyens. La chute du président vénézuélien Nicolás Maduro en janvier, provoquée par une intervention militaire américaine, a privé La Havane d’un allié clé et d’un approvisionnement régulier en pétrole.
Cette asphyxie économique se traduit par une crise humanitaire aiguë. Les coupures d’électricité durent jusqu’à trente heures dans la capitale et plusieurs jours en province, avec trois pannes générales en juillet. Le tourisme s’est effondré, de nombreuses entreprises étrangères – dont les chaînes hôtelières espagnoles Meliá, Iberostar et Barceló – ont quitté le pays, et l’économie devrait se contracter de 6,5 % en 2026. La population a diminué de 16 % en huit ans, pour tomber à 9,4 millions d’habitants, sous l’effet d’un solde migratoire négatif et d’un excédent des décès sur les naissances. Des associations de solidarité mexicaines ont dénoncé un « génocide silencieux », soulignant que plus de 120 000 patients attendent des soins et que le blocus a causé 7,5 milliards de dollars de pertes entre mars 2024 et février 2025.
Face au mécontentement grandissant, M. Díaz-Canel a appelé à l’« unité » et défendu la mise en œuvre des 176 réformes économiques approuvées en juin, le plus vaste plan de libéralisation depuis 1959. Il a toutefois réaffirmé que le modèle politique n’était pas négociable et que Cuba résisterait à toute invasion. L’absence remarquée de l’ancien président Raúl Castro, 95 ans, pour la première fois en au moins trente ans, n’a pas été expliquée ; il a fait parvenir un message de félicitations. Inculpé en mai aux États-Unis pour meurtre dans la destruction de deux avions civils en 1996, il avait été identifié comme l’un des négociateurs dans les pourparlers avec Washington.
Le dirigeant cubain a également rejeté un rapport du département d’État publié la semaine précédente, accusant Cuba de diriger un réseau d’espionnage et d’influence de gauche à travers le continent. Aucune allusion à un dialogue avec les États-Unis n’a été faite, contrairement aux mois précédents. La tension reste maximale, et aucune prochaine étape diplomatique n’a été annoncée.
| Presse latino-américaine | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | +0.10 | neutral |
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.50 | critical |
The Cuban president denounces the US genocidal policy at the Moncada anniversary, emphasizing the economic blockade as a crime against humanity. The narrative highlights Cuba's heroic resistance and the continuity of US imperialism since 1959.
The Cuban president's accusation is reported as a routine diplomatic exchange, framed within the context of long-standing tensions. The story is treated as a domestic political event in Cuba, with little analysis of the US policy implications.
The Cuban president accuses the US of genocidal policy at the Moncada anniversary, linking it to the economic blockade. The narrative expresses solidarity with Cuba and sees the accusation as confirmation of the imperialist nature of US policy.
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