
Washington envisagerait de promouvoir Gianni Infantino au poste de secrétaire général de l’ONU
Selon le New York Post, Donald Trump souhaite voir le président de la FIFA succéder à António Guterres, une information que la Maison Blanche n’a ni confirmée ni démentie, tout en soulignant le respect du président pour le dirigeant sportif.
L’information, révélée mardi par le tabloïd new-yorkais The New York Post, a rapidement suscité des réactions. Interrogée jeudi, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré ne pas savoir si le président et M. Infantino avaient abordé ce sujet, tout en précisant qu’ils « parlent fréquemment » et que Donald Trump « éprouve un grand respect pour Gianni et pour ce qu’il a fait avec la FIFA ». Aucune confirmation officielle n’est venue de la FIFA.
Les liens entre le milliardaire républicain et le dirigeant suisse de 56 ans sont notoirement étroits. Gianni Infantino avait assisté à l’investiture de Donald Trump en janvier 2025 et s’est rendu à plusieurs reprises à la Maison Blanche et à Mar-a-Lago. La FIFA a créé un prix de la paix décerné au président américain, et une partie de sa gestion a été transférée à la Trump Tower. Selon le quotidien espagnol El Mundo, cité par le journal argentin La Gaceta, Donald Trump estimerait que M. Infantino « est respecté par tous dans le monde et possède une capacité particulière à unir les gens », jugeant les autres candidats potentiels « médiocres ». Un proche du président, Paolo Zampolli, a qualifié cette proposition de « brillante », soulignant que l’expérience de M. Infantino à la tête d’une organisation de 211 fédérations le préparait à gérer les 193 États membres de l’ONU.
La succession d’António Guterres, dont le second mandat s’achève le 31 décembre 2026, est déjà engagée. Un premier débat a réuni six candidats officiels : l’ex-présidente chilienne Michelle Bachelet, le directeur général de l’AIEA Rafael Grossi, l’ex-ministre équatorienne María Fernanda Espinosa, la costaricienne Rebeca Grynspan, la guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett et l’ex-président sénégalais Macky Sall. Conformément au principe de rotation régionale, le poste revient cette fois à l’Amérique latine et aux Caraïbes. Cinq de ces six postulants sont des femmes, ce qui pourrait aboutir à la première secrétaire générale de l’histoire de l’organisation. Tout candidat doit être présenté par un ou plusieurs États membres, obtenir la recommandation du Conseil de sécurité – où les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto – puis être confirmé par l’Assemblée générale.
L’hypothèse d’une candidature Infantino intervient dans un contexte de relations tendues entre Washington et les Nations unies. Durant ses deux mandats, Donald Trump a retiré les États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat, de l’Organisation mondiale de la santé et du Conseil des droits de l’homme, tout en réduisant drastiquement les contributions américaines. L’appui de la Maison Blanche, s’il se confirmait, ne garantirait donc pas une issue favorable, le processus exigeant un consensus au sein du Conseil de sécurité, où la Russie et la Chine pourraient opposer leur veto. Le scrutin est attendu dans le courant de l’année, et le successeur d’António Guterres prendra ses fonctions le 1er janvier 2027.
| Presse russe et CEI | −0.40 | critical |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.20 | neutral |
The provided materials for the Russian bloc do not cover the Trump-Infantino story. They focus on conflicts in Ukraine, sanctions, and internal Russian affairs, offering no frame for this news.
The Latin American materials do not address the Trump-Infantino story. They cover Argentine internal politics, football, and daily life, with no mention of the event.
Élargis ton regard
Iran et Oman finalisent un accord temporaire sur le détroit d’Ormuz, Washington sous pression
4 langues · 30 sources
Depuis Economy & MarketsProvisionnement en hausse : les banques émergentes entre expansion du crédit et dégradation des actifs
2 langues · 6 sources
Depuis TechnologyAmazon confirme une centrale à gaz géante au Texas pour ses data centers
4 langues · 10 sources