
L'administration Trump envisage des frappes militaires au Mali contre le groupe djihadiste JNIM
Selon le Washington Post, la Maison-Blanche examine des options militaires pour cibler le JNIM, sans décision finale, au milieu de divergences internes.
L'administration du président Donald Trump étudie la possibilité de mener une action militaire au Mali contre le groupe djihadiste Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), affilié à Al-Qaïda, rapporte le Washington Post en citant des responsables américains actuels et anciens. Cette option, qui n'a pas encore été approuvée, ferait du Mali le huitième pays visé par des frappes américaines depuis le début du second mandat de M. Trump, après le Yémen, la Somalie, la Syrie, l'Iran, l'Irak, le Nigeria et le Venezuela, précisent plusieurs sources.
Au sein de l'exécutif américain, les avis divergent. Le senior director pour la lutte antiterroriste au Conseil de sécurité nationale, Sebastian Gorka, figure parmi les partisans les plus fervents d'une intervention armée, selon des responsables cités par le Washington Post et repris par Kommersant et d'autres médias. En revanche, un responsable de la Maison-Blanche a déclaré que les États-Unis préféreraient que les pays africains achètent des équipements et des services américains pour mener eux-mêmes leurs opérations, tout en appelant les partenaires régionaux et les alliés de l'OTAN à soutenir les États du Sahel contre le JNIM et l'État islamique. Le secrétaire d'État Marco Rubio s'est contenté de condamner les activités terroristes, sans se prononcer sur l'option militaire, rapportent le Washington Post et d'autres sources.
Le JNIM s'est imposé comme le groupe extrémiste le mieux armé de la région du Sahel, étendant ses attaques aux pays côtiers d'Afrique de l'Ouest, indiquent plusieurs articles. Selon la chaîne Sky News Arabia, le groupe a mené des attaques coordonnées en avril, notamment près de Bamako, où le ministre malien de la Défense a été tué. Début juillet, des combats ont éclaté simultanément dans plusieurs localités du nord et du centre du Mali, dont Gao, Anefis et Sevare, d'après Kommersant citant le Washington Post, avec l'implication des forces russes du « Corps Afrique ». La présence de ces unités russes, liées au ministère russe de la Défense, accroît le risque d'incidents entre militaires américains et russes, souligne le Washington Post, qui évoque la nécessité d'un mécanisme de déconfliction similaire à celui mis en place en Syrie.
Des experts cités par The Independent mettent en garde contre une solution militaire, rappelant que les interventions précédentes de la France et de la Russie n'ont pas amélioré la sécurité dans la région. Par ailleurs, des organisations de défense des droits humains, rapportées par Kikar HaShabbat, estiment que 925 civils ont été tués par l'armée malienne et ses alliés russes au cours de l'année écoulée, contre 232 par les groupes terroristes. Aucune décision finale n'a été prise à ce stade, et les discussions se poursuivent au sein de l'administration américaine, sans calendrier connu.
| Presse atlantique / anglosphère | +0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | −0.60 | critical |
| Presse iranienne et apparentée | −0.80 | critical |
| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
The Atlantic press presents the operation as a calculated move by Trump to enhance regional security, emphasizing the need to counter jihadist terrorism. It highlights strategic aspects and cooperation with allies, downplaying risks of escalation.
Russian press denounces the operation as yet another Western interference that will further destabilize the Sahel, accusing the US of pursuing selfish interests behind the fight against terrorism. It emphasizes the failure of previous NATO missions and the risk of a broader conflict.
Iranian press presents the operation as proof of US aggression and a threat to the sovereignty of African states, linking it to Washington's hostile policy toward Iran. It underscores American hypocrisy and the need to resist imperialism.
Gulf Arab press offers cautious coverage, focusing on regional implications and the need for a coordinated strategy. Concern for Sahel stability is expressed, but also skepticism about the effectiveness of unilateral US intervention.
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